La justice dédouane le patron d’Omnimo SA

L’administrateur-délégué de la société de syndic d’immeubles - des centaines d’appartements en copropriétés - n’a pas commis de malversation.

Gilbert Dupont
La justice dédouane le patron d’Omnimo SA

L’administrateur-délégué de la société de syndic d’immeubles - des centaines d’appartements en copropriétés - n’a pas commis de malversation.

Michel Legros, qui faisait l’objet d’une procédure pénale pour malversations, a obtenu le non-lieu. La décision, qui le blanchit, a été prise par la chambre du conseil de Bruxelles. Le porte-parole du parquet confirme.

Derrière le nom de Michel Legros se cache Omnimo SA, la société connue de gestion de biens immobiliers résidentiels dont le siège se trouve avenue Kersbeek à Forest.

Créée en 1988, Omnimo SA a administré, en tant que syndic, 120 copropriétés de tailles diverses tant à Bruxelles qu’en Brabant wallon, principalement à Nivelles et Waterloo.

Des immeubles de toutes tailles, du petit building aux plus hautes tours ex-Etrimo et Amelinckx comptant jusqu’à 200 appartements et plus.

Au total, Omnimo a concerné plus de 5.000 occupants d’appartements.

C’est le patron d’Omnimo, Michel Legros, qui était mis en cause.

Selon nos informations, la chambre du conseil de Bruxelles a décidé que rien ne pouvait lui être reproché ainsi qu’à sa société.

Les accusations concernaient la gestion comme syndic de la résidence Westland 2 située 221-223 boulevard Sylvain Dupuis, à Anderlecht.

Un copropriétaire dénonçait de prétendues irrégularités. L’affaire fut traitée par un juge d’instruction.

Résultat : la justice dédouane Omnimo et Michel Legros.

Ce dernier n’en est pas moins dépité par les torts que les soupçons ont occasionnés. "L’affaire a duré sept ans. J’étais soutenu par les autres copropriétaires. Le seul à l’origine de la plainte était un habitué du genre, déjà condamné trois fois pour plaintes téméraires et vexatoires. Les trois premières plaintes avaient toutes été classées, ce ne l’a pas empêché de déposer cette quatrième qui se termine comme les autres en eau de boudin. Entre-temps, Omnimo a souffert : la société a tout simplement cessé ses activités immobilières depuis le 31 décembre. Voilà tout le mal qu’une plainte peut faire et dans mon cas, pour rien."

Pour la justice, l’affaire se termine, en effet, par un non-lieu.

Entre-temps elle avait pourtant valu à Michel Legros d’être radié, par l’Ipi (Institut professionnel des agents immobiliers), des colonnes Courtier et Syndic du Tableau des titulaires de la profession d’Agent immobilier.

Et ce n’est pas fini pour l’administrateur-délégué d’Omnimo.

Preuve supplémentaire, selon lui, de l’acharnement qui le poursuit : le jour-même où Michel Legros obtenait le non-lieu, une nouvelle plainte, la cinquième, était déposée à sa charge au parquet de Bruxelles.


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