Exclusif: deux snacks syriens attaqués à Anderlecht ! (PHOTOS)

Des jeunes armés jusqu’aux dents ont fait la loi et terrorisé leurs victimes…

D. Ha.

Des jeunes armés jusqu’aux dents ont fait la loi et terrorisé leurs victimes… A Anderlecht, chaussée de Mons, non loin de la place Lemmens, deux snacks appartenant à une même famille syrienne ont été pris d’assaut vers minuit dans la nuit de jeudi à vendredi par quinze à vingt jeunes cagoulés qui étaient armés de pierres, de cocktails Molotov, de barres à mine et de pistolets.

"Ils nous terrorisent. Ce sont des jeunes de la communauté marocaine qui nous attaquent. Tout a commencé il y a deux jours lorsqu’on a refusé de donner à l’un d’eux une cuillère pour qu’il puisse réchauffer sa drogue. Il nous avait prévenus qu’il reviendrait plus tard", confie l’un des deux patrons de snack.

"Lorsque l’un de mes frères a voulu les empêcher de rentrer à l’intérieur pour tout casser et de mettre le feu comme dans le snack de notre cousin, ils ont fait feu dans sa direction à travers la vitrine. La balle n’a heureusement qu’effleuré son visage. Juste avant, ils avaient déjà tiré plusieurs coups de feu en l’air."

Et de livrer le fond de sa pensée : "On a fui la Syrie pour être en sécurité. On ne pensait pas se retrouver à la merci de petits voyous qui font preuve d’une violence totalement gratuite et contre lesquels on ne peut rien faire parce qu’ils répliquent toujours à plusieurs et savent qu’ils ne craignent rien. On se demande si vos lois sont faites pour les protéger, si on est bien en Belgique ou dans la jungle…"

Une patrouille, qui passait par là au bon moment, a quant à elle été encerclée sur-le-champ par les jeunes assaillants. Il lui a fallu faire appel à des renforts pour pouvoir (re)prendre le contrôle de la situation. Aucune interpellation n’a néanmoins eu lieu, nous a confirmé Marie Verbeke, porte-parole de la zone de police Bruxelles Midi.

Lorsque nous nous sommes rendus sur place hier en début d’après-midi, les policiers tentaient de saisir les images des caméras de surveillance des commerces adjacents - les deux snacks n’en étant malheureusement pas pourvus - et cela ne semblait pas une mince affaire !

Dans le salon de thé dont les caméras de surveillance - donnant précisément sur l’entrée de l’un des snacks ciblés - sont retransmises en direct à l’intérieur sur des écrans plats et visibles de tous les clients (comme nous avons pu nous en apercevoir), on n’avait apparemment pas trop envie de coopérer…

"Les policiers nous l’ont déjà demandé : on n’a rien vu, rien entendu. Il n’y a que la caméra qui donne à l’intérieur du salon de thé dont les images sont enregistrées", nous a affirmé le gérant. Et l’une de ses connaissances de nous questionner non sans ironie : "Quoi, ils n’en ont pas assez eu ? Il leur en faut encore ?"

Précédemment, à deux pas de là, dans une rue perpendiculaire à la chaussée de Mons, celle du Docteur Meersman, un jeune Belge d’origine marocaine avait été tué en date du 9 mars dernier. "Des Albanais l’ont mis à la porte de leur café parce qu’il posait problème. Ils l’ont massacré juste devant à coups de couteau et de batte de baseball", explique un témoin sous couvert d’anonymat.

"Quatre jours plus tard, le 13 mars, des Marocains ont bloqué tout le quartier avec des voitures qui venaient d’un peu partout en Europe : France, Espagne, etc. Ils cherchaient les meurtriers du jeune de 25 ans. Ils ont fini par brûler le café des Albanais."

Interrogé sur cette dernière affaire qui n’avait jusqu’ici pas été ébruitée, le parquet de Bruxelles nous a indiqué qu’une instruction judiciaire était en cours sans être en mesure de donner plus de précisions.

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