Scandale dans le Hainaut: Béatrice (62 ans) était logée dans une remise insalubre

La sexagénaire payait 350 euros par mois pour un cagibi sans eau, sans électricité et sans WC.

F. D.
Scandale dans le Hainaut: Béatrice (62 ans) était logée dans une remise insalubre

La sexagénaire payait 350 euros par mois pour un cagibi sans eau, sans électricité et sans WC.

C’est grâce à la vigilance d’un agent de quartier de la police locale des Trieux qu’une affaire de marchand de sommeil a été mise au jour à Forchies-la-Marche.

L’inspectrice avait été appelée par Béatrice L., une dame de 62 ans qui souhaitait se domicilier au n°16 de la place Destrée.

Mais une fois sur les lieux, la policière a constaté que la pauvre femme vivait en fait dans une remise insalubre, située dans la cour de l’habitation.

L’endroit était particulièrement crasseux et ne disposait pas d’électricité, de chauffage, ni d’eau courante.

Pis, la sexagénaire ne bénéficiait même pas de sanitaires et était obligée de se rendre chez les propriétaires du n°16 en cas de besoin pressant !

Béatrice L. n’avait pas non plus de chauffage et ne disposait que de vieux Zibro Kamin.

Fort heureusement, la victime n’avait pas encore dû affronter les frimas de l’hiver puisqu’elle ne logeait dans ce boui-boui que depuis le 8 avril dernier. L’agent de quartier a aussitôt dressé un rapport et a prévenu le parquet de Charleroi qui a mis l’affaire à l’information.

Pour l’heure, les propriétaires ne sont pas inculpés mais ils seront prochainement entendus par les enquêteurs. "Nous tombons clairement sous le coup de la loi sur les marchands de sommeil et la traite des êtres humains", explique le premier substitut Daniel Marlière. "Cette dame vivait dans des conditions déplorables et louait cette remise pour 350 euros par mois. Les propriétaires ont abusé de sa situation précaire et en ont tiré profit. Ils se sont en outre rendus coupables d’une infraction urbanistique puisqu’ils ont transformé un bâtiment en logement sans permis d’urbanisme".

Le parquet entamera donc des poursuites à l’égard des suspects qui risquent entre 6 mois et 3 ans de prison, 500 à 25.000 euros d’amende ainsi que la confiscation du bien qu’ils mettaient en location.

La victime, elle, a été prise en charge par le CPAS de Fontaine-l’Evêque et devrait bénéficier désormais d’un logement digne de ce nom, avec eau courant, électricité, chauffage et WC.

Des conditions humaines que ses anciens propriétaires n’avaient pas daigné lui fournir…


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