GSM au volant: Bellot veut davantage de contrôles

Le ministre se refuse en revanche à augmenter le prix des amendes pour usage du téléphone au volant.

J. C.
Minister of Mobility Francois Bellot arrives for a press conference of 'Ford Lommel Proving Ground' (Ford LPG), the testing track of vehicle manufacturer Ford in Lommel, Wednesday 21 September 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS
Minister of Mobility Francois Bellot arrives for a press conference of 'Ford Lommel Proving Ground' (Ford LPG), the testing track of vehicle manufacturer Ford in Lommel, Wednesday 21 September 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS ©BELGA

Le ministre se refuse en revanche à augmenter le prix des amendes pour usage du téléphone au volant.

Le GSM au volant est sans conteste un problème grandissant. Rien que sur les six premiers mois de l’année, le nombre d’infractions s’élève à 57.255. En 2015, un peu moins de 110.000 infractions avaient été constatées. 2016 devrait enregistrer des statistiques en légère hausse.

Problème, cette augmentation est constante, comme le confirme Benoit Godart, porte-parole de l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR). "Depuis la généralisation des smartphones, l’utilisation des téléphones au volant ne cesse d’augmenter."

Selon une récente enquête de l’Institut, "plus de huit personnes interrogées sur dix utilisent occasionnellement" leur GSM en conduisant. Envoyer ou lire un SMS multiplie par 23 le risque d’accident…

Interrogé au parlement fédéral par Gautier Calomne (MR), le ministre de la Mobilité François Bellot a donc décidé de serrer la vis. Il rappelle d’abord que c’est aux régions d’organiser la sensibilisation et la communication.

Ensuite, il explique vouloir "intensifier les contrôles. Je discute avec mon collègue de l’Intérieur pour prendre de nouvelles mesures visant à renforcer notamment le contrôle de l’utilisation du GSM au volant. L’objectif n’est pas d’augmenter le montant de l’amende mais bien le nombre de contrôles".

Pour rappel, utiliser un GSM sans kit mains libres est une infraction du second degré passible d’une amende de 110 €. "Je me réjouis de la réponse du ministre Bellot, qui est conscient de ce fléau et qui défend une politique tout à fait équilibrée entre la prévention et la sanction. Il insiste sur la sensibilisation, en particulier envers les jeunes qui sont plus enclins à ce type de pratiques. Je ne peux que l’encourager dans cette voie médiane", commente le député Calomne, satisfait.


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