Chauffeur de taxi "violeur en série" du bois de La Cambre: Hicham C. clame son innocence

Le ministère public a requis mardi une peine de cinq ans de prison à l’encontre d’ Hicham C., un chauffeur de taxi poursuivi pour viol. L’homme de 38 ans, implanté à Tubize, reste, depuis le début de l’affaire sur la même ligne : il a bien eu une relation sexuelle avec une jeune fille au pair de nationalité danoise, mais elle était consentie.

Ju. B.
ATTENTION FLOUTTER LE VISAGE!ATTENTION FLOUTTER LE VISAGE! Tubize: Hicham présumé être le violeur des taxis du bois de la cambre à son domicile peu avant qu'il n'aille de lui même se faire entendre par la police
ATTENTION FLOUTTER LE VISAGE!ATTENTION FLOUTTER LE VISAGE! Tubize: Hicham présumé être le violeur des taxis du bois de la cambre à son domicile peu avant qu'il n'aille de lui même se faire entendre par la police ©JC Guillaume

Le chauffeur de taxi violeur en série du bois de La Cambre, s’il existe, n’a toujours pas été identifié.

Le ministère public a requis mardi une peine de cinq ans de prison à l’encontre d’Hicham C., un chauffeur de taxi poursuivi pour viol. L’homme de 38 ans, implanté à Tubize, reste, depuis le début de l’affaire sur la même ligne : il a bien eu une relation sexuelle avec une jeune fille au pair de nationalité danoise, mais elle était consentie.

Le procès se tient plus de deux ans après une véritable psychose. À l’hiver 2014, il ne se passait pas une journée sans que la presse ne se fasse écho d’un mystérieux "taximan violeur", auteur de nombreuses agressions sexuelles au Bois de La Cambre. En tout, 29 plaintes pour viol et agressions commis par un taximan avaient été déposées en 2011 et 2012.

Le modus operandi était souvent le même : des chauffeurs - ou faux chauffeurs - ciblaient des jeunes filles sortant de soirées estudiantines, à Ixelles et alentours, les prenaient à leur bord avant de les violer. L’enquête n’a pas permis d’établir que tous les faits étaient dus à un seul violeur en série. Et tous, loin de là, n’ont pas été élucidés.

Alors que la plupart de ces plaintes sont restées sans suite, la police a trouvé une piste après le viol d’une jeune Danoise, commis, selon elle, dans un taxi, le 10 novembre 2012. La victime avait pu décrire son agresseur et la police a récupéré des images de vidéosurveillance issues d’une agence bancaire de la chaussée de Waterloo, à Uccle, prises peu après les faits. Ces images ont été largement diffusées et des collègues d’Hicham C. l’ont reconnu.

L’homme a finalement été interpellé. Et n’a jamais varié dans ses déclarations : il a expliqué mardi que sa cliente n’avait pas d’argent pour le payer et avait accepté une relation pour payer la course. Me Mélanie Bosmans, avocate d’Hicham C., a plaidé que son client avait cru que la jeune fille était consentante, notamment parce que passive durant l’acte. Cet acte est également le seul qui soit reproché au prévenu. Elle a réclamé l’acquittement pur et simple. Le jugement sera rendu le 31 janvier.

En décembre 2015, un autre taximan bruxellois avait été condamné à quatre ans plus vingt mois de prison devant le tribunal correctionnel pour deux viols commis en avril 2010 et juin 2012. Le second viol avait été commis alors que l’homme se trouvait en sursis probatoire, tout en continuant son activité de taximan. Il avait fallu 18 mois pour analyser l’ADN de l’auteur, un temps incompréhensiblement long.


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