Les réviseurs de l’ISPPC exigent la clarté

Ils viennent de demander des pièces complémentaires dans le cadre de leur mission légale.

Didier Albin
Les réviseurs de l’ISPPC exigent la clarté

Ils viennent de demander des pièces complémentaires dans le cadre de leur mission légale.

Dans le cadre de l’obligation de contrôle qu’impose la loi aux entreprises et entités de droit public, les réviseurs doivent vérifier l’exactitude des comptes annuels, leur conformité au patrimoine, à la situation financière et aux résultats de l’exercice. Leur premier rôle est de garantir la qualité de l’information contenue dans les comptes annuels, et d’auditer les évaluations et systèmes de contrôle internes.

Autant dire que le prestataire de l’Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) et son collège de commissaires ont été secoués par le flot de révélations relayées par la presse au lendemain de l’approbation desdits comptes 2016. À leur demande, une réunion technique s’est tenue ce mercredi. Objectif : obtenir des pièces complémentaires et clarifier des choses qui ne le sont plus du tout.

C’est le 15 mai dernier que le conseil d’administration est appelé à valider les comptes de l’année précédente. Le total du bilan se chiffre à 758 millions et l’exercice se solde sur un bénéfice de 67 millions, grâce à une extourne de provisions de charges sociales excédentaires. Ce soir-là, il va toutefois être moins question de finances que de dénonciations.

Un courriel anonyme est en effet envoyé en début de conseil, faisant état de diverses malversations : défaut de marchés publics de catering et de huissiers, problèmes de légalité de la rémunération du directeur général entre-temps suspendu de ses fonctions, décomptes de paiements indus de jetons de présence à certains administrateurs, suspicions d’abus de biens sociaux… À la lumière de tous ces éléments, les réviseurs estiment devoir revenir vers le conseil d’administration. Comme ils le lui rappellent, ils sont tenus de se baser sur des informations fiables, conformes à la réalité.

Des précisions sont donc attendues rapidement, elles seront fournies dans les 10 jours selon l’administrateur général. En outre, il va aussi falloir revoir la lettre d’affirmation qui dégage le collège de commissaires de ses responsabilités. Dans cette lettre, les administrateurs certifiaient n’avoir eu connaissance d’aucun fait lié à une fraude commise ou suspectée. Ce qui n’est plus vrai aujourd’hui.

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