Tueurs du Brabant: Jef Vermassen a enfin parlé aux enquêteurs au sujet de ses "révélations"

"Des informations pas neuves", selon Christian De Valkeneer.

Gilbert Dupont
20151020 - BRUGGE, BELGIUM: Lawyer Jef Vermassen pictured during the jury constitution for the assize trial of Dutch Nathalie bij de Leij (43) before the Assize Court of West Flanders province, in Brugge, Tuesday 20 October 2015. bij de Leij is accused of the murder on her 5 year old daughter Dimfy in November 2012 in Zwevezele. BELGA PHOTO KURT DESPLENTER
20151020 - BRUGGE, BELGIUM: Lawyer Jef Vermassen pictured during the jury constitution for the assize trial of Dutch Nathalie bij de Leij (43) before the Assize Court of West Flanders province, in Brugge, Tuesday 20 October 2015. bij de Leij is accused of the murder on her 5 year old daughter Dimfy in November 2012 in Zwevezele. BELGA PHOTO KURT DESPLENTER ©BELGA

"Des informations pas neuves", selon Christian De Valkeneer.

Comme il l’avait proposé, Me Jef Vermassen a rencontré les magistrats et enquêteurs chargés à Charleroi du dossier des tueries du Brabant. "Cela s’est bien passé, a confié lundi le procureur général Christian De Valkeneer . Ce fut un bon entretien. Mais (Me Vermassen) ne nous a pas appris autre chose que ce qu’il a annoncé dans les médias".

À savoir, qu’un ancien gendarme d’Alost ainsi qu’un policier ont confié à Me Vermassen qu’avant la tuerie d’Alost le 9 novembre 1985, ils auraient reçu l’ordre de ne pas se trouver sur le parking du Delhaize, qu’ils pouvaient se trouver "dans les environs, mais pas sur le parking".

Des informations de ce type là, affirme Christian De Valkeneer, "ce n’est pas la première fois que nous en recevons, et pas seulement pour la tuerie d’Alost".

La DH a indiqué début novembre (lire ici) comment, à cinq reprises, d’anciens gendarmes ont certifié avoir reçu ce type d’ordres (après les tueries de Wavre le 30 septembre 1985, de Braine-l’Alleud et Overijse le 27 septembre 1985 et d’Alost, à trois moments, le 9 novembre 1985).

"Il y a un questionnement, dit Christian De Valkeneer. Des anciens affirment effectivement qu’on leur a demandé de se déplacer à tel ou tel endroit, ce qui a eu pour effet d’ouvrir la route aux tueurs. On examine ces informations avec sérieux. La difficulté est d’évaluer l’intentionnalité, c’est-à-dire d’établir si le but a été de nuire délibérément à l’interception des auteurs ou si de tels ordres ont été donnés dans une logique de commandement, une logique d’intervention qui peut s’expliquer. On a pu donner de tels ordres non pour aider les auteurs à s’échapper mais parce qu’au vu de la situation, on pensait de bonne foi que c’était l’ordre qui s’imposait à ce moment. C’est différent."

Voilà, après un mois , en quoi aurait donc résidé le fameux "tuyau en or" annoncé par Me Vermassen.

Un tuyau est, par définition, une information inédite. Il devient "en or" s’il permet une avancée décisive. Est-ce le cas des informations de Me Vermassen? Christian De Valkeneer répond qu’il apprécie des avocats de la partie civile qu’ils "soient actifs".

Quant aux informations de Me Vermassen,"elles ne sont pas neuves", constate encore le procureur général.


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