Cela fait près de huit ans que Stéphanie œuvre pour le bien-être des chats et elle n’a jamais vu une année aussi catastrophique au point de vue des chats errants. 

"Nous battons tous nos records", indique Stéphanie de l’association Ever’y Cat. "Nous sommes entre les 200 et 300 chats à charge dans notre refuge et chez nos familles d’accueil."

La saison estivale est difficile pour les animaux abandonnés. "Les adoptions sont très rares et le nombre d’entrées est catastrophique." Selon Stéphanie, 2019 est la pire année. "Je suis contrainte de refuser entre 10 et 30 SOS par jour. Nous essayons de travailler en amont, de capturer des chats sauvages pour les stériliser. Mais nous ne nous en sortons pas." 

Ever’y Cat gère les communes d’Evere et Schaerbeek. "À Evere, tant les politiques, la police que les associations sont mobilisés. Le bien-être animal est une priorité. Mais à Schaerbeek, c’est une véritable catastrophe. C’est l’horreur, l’apocalypse. Une partie de la population ne daigne pas stériliser alors qu’il y a des primes de la commune. Les propriétaires retouchent une partie du coût de la stérilisation."

Le nombre de SOS n’a jamais été aussi catastrophique pour une petite association, parfois pour des cas où l’on suspecte de la maltraitance. "Dernièrement, nous avons pris en charge un chat avec un œil crevé. Une petite femelle avait également le rectum complètement sorti. Ces chats ont été trouvés dans des quartiers où cela ne m’étonnerait pas qu’il s’agisse de maltraitance, le problème est de prouver les choses. "