Alerte au phénomène du viol à distance

Le parquet de Bruxelles confirme plusieurs dossiers en cours. Ce chantage sexuel touche principalement des mineurs.

Alerte au phénomène du viol à distance

Le parquet de Bruxelles confirme plusieurs dossiers en cours. Ce chantage sexuel touche principalement des mineurs.

Un simple envoi d’une photo en bikini qui s’achève par un viol à distance, voire un viol collectif. Le phénomène est hélas toujours d’actualité malgré la condamnation en septembre dernier d’un jeune homme pour viol à distance.

La 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles avait estimé que même en l’absence de contact physique entre l’auteur et la jeune victime, il y avait eu viol à partir du moment où il avait forcé l’adolescente à se "pénétrer digitalement".

Un jugement considéré alors comme une première en Belgique. Pas de quoi freiner pour autant les maîtres chanteurs sexuels sur la toile. Selon nos infos, une série d’enquêtes similaires sur ce type de faits sont lancées dans la capitale. La porte-parole du parquet de Bruxelles, Stéphanie Lagasse, nous confirme l’existence de plusieurs dossiers en cours.

"C’est du cyberharcèlement qui se traduit aussi par du chantage sexuel et qui finit parfois aussi hélas, en viol. Ce sont des dossiers pris très au sérieux au parquet de Bruxelles. Je rappelle que la lutte contre la cybercriminalité est une des priorités du procureur du Roi", précise la porte-parole avant d’inviter à la prudence sur les réseaux sociaux face à ce phénomène qui touche particulièrement les mineures.

Le modus operandi est toujours le même : un auteur se cache derrière un faux profil, il séduit virtuellement les jeunes filles avant de les inviter à lui envoyer des photos en "tenue sexy".

Les adolescentes cèdent et fournissent un cliché. Et c’est là que le chantage sexuel commence. L’auteur exige des poses sexuelles faute de quoi il menace d’envoyer le cliché sur la Toile. Le chantage se corse au fur et à mesure des échanges, jusqu’à finir en viol à distance ou en viol collectif. Dans ce dernier cas, l’auteur menace la jeune fille de publier ses photos si elle ne se rend pas à un rendez-vous déterminé. Et lorsque la victime cède, elle est contrainte de satisfaire l’auteur et ses complices. "Ces dossiers concernent souvent des mineurs d’âge parce qu’ils sont plus influençables. Mieux vaut donc surtout éviter les partages de photos avec qui que ce soit dès le départ parce qu’on ne sait jamais ce qu’elles vont devenir et éviter d’échanger avec des inconnus sur les réseaux sociaux", prévient Stéphanie Lagasse qui rappelle aussi qu’il ne faut jamais hésiter à porter plainte dans de tels cas.


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