Neuf groupes d’extrême gauche sont actuellement surveillés par la police : cela représente plus de 1.300 personnes !
Extrémistes violents : 1 315 personnes suivies. Dix d’entre elles font de la propagande haineuse.
- Publié le 05-07-2020 à 10h31
- Mis à jour le 06-07-2020 à 11h19
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Extrémistes violents : 1 315 personnes suivies. Dix d’entre elles font de la propagande haineuse.
Selon les services de sécurité néerlandais, on assiste au niveau international à une avancée de l’extrémisme de gauche.
Quelle est la situation dans notre pays ? Existe-t-il, par exemple, un lien entre les actes de violence d’extrême gauche et les récentes actions de destruction et de pillage au nom du mouvement Black Lives Matter ?
En fait, divers groupements extrémistes sont surveillés par nos services de police et de renseignements. "Concrètement, la police surveille neuf groupements d’extrême gauche et 1 315 personnes qui y sont liées", a expliqué le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem, interrogé à ce sujet en commission. "La banque de données commune contient dix personnes étiquetées ‘propagande haineuse’ inspirée par l’idéologie d’extrême gauche."
Aucun attentat ou attentant programmé d’extrême gauche n’a été déjoué ces dernières années, ajoute encore le ministre.
En mai 2019, les membres du mouvement insurrectionnel anarchiste bruxellois accusés d’actes de violence et de vandalisme entre 2008 et 2013, ont été acquittés par le tribunal correctionnel. Le parquet fédéral a interjeté appel de cette décision.
Mais aucun lien causal ne peut être établi entre les groupements d’extrême gauche connus et le mouvement Black Lives Matter. "Aucune menace structurelle n’a été identifiée en provenance de ce mouvement même si une éventuelle récupération ne peut être exclue."
Antifa est une dénomination générique visant les mouvements et les personnes qui se disent antifascistes et ne fait pas l’objet d’un suivi en tant que groupement. En revanche, les activités en ligne des groupements extrémistes surveillées activement. L’Internet Referral Unit recherche les faits punissables sur l’internet, ce qui inclut les messages extrémistes et les discours de haine. L’Ocam, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, réalise sur la base de ces informations des analyses pour le Centre de crise national et pour les services de sécurité.
"Une bonne coopération internationale existe heureusement dans le cadre de la lutte contre les violences extrémistes de toute forme. Il est procédé à un échange actif d’informations par le biais de réseaux sécurisés et il est fait usage d’un vaste réseau d’officiers de liaison", précise le ministre.