Le "cycliste des Fagnes" réclame plusieurs milliers d'euros en dommages et intérêts au père de la petite fille qu'il a bousculée

La saga du "cycliste des Fagnes" se poursuit.

La Rédaction
Le "cycliste des Fagnes" réclame plusieurs milliers d'euros en dommages et intérêts au père de la petite fille qu'il a bousculée
©D.R.

La scène s’était déroulée le 25 décembre 2020 dans la région de Verviers. Un cycliste avait bousculé une petite fille d'un coup de genou alors qu'elle se baladait avec sa famille. La scène filmée par le père de famille avait rapidement fait le tour des réseaux sociaux dans le but de retrouver le cycliste, suscitant au passage l'indignation de nombreux internautes. Ledit cycliste s'était rendu de lui-même aux autorités le soir-même. En février dernier, il était passé devant le tribunal correctionnel de Verviers qui avait jugé que le coup avait été commis par "défaut de prévoyance et de précaution". De fait, le cycliste avait expliqué qu'il avait cherché à retrouver l'équilibre et qu'il n'avait pas blessée la petite fille.

En novembre 2021, on apprenait que le cycliste décidait cette fois-ci de poursuivre le père de la petite fille au civil, s'estimant fortement lésé par son comportement et la vidéo qu'il a fait circuler sur le net. Le cycliste réclame donc des dommages et intérêts au père de celle qu'il a bousculée. Il faut dire qu'aujourd'hui encore cette vidéo est toujours virale. L'avocat du cycliste a ainsi affirmé que ces images s'apparentaient à du harcèlement, il les a mêmes comparées à du revenge porn. Selon ses dires, son client serait victime de moqueries et se sentirait menacé, si bien qu'il n'a plus jamais sorti son vélo de son garage.

Concrètement, l'avocat réclame des dommages équivalents à la valeur du vélo (soit 4 500 euros), il a néanmoins affirmé face à l'audience qu’il se contenterait d’un euro symbolique. Une manière de prouver que l'on ne peut pas publier tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux. De son côté, le père de la petit fille a fait valoir le droit à la liberté d'expression. Il a affirmé que la scène s'était déroulée dans un lieu public et que toute personne présente sur place aurait pu y assister. Il a rappelé que la vidéo avait également prouvé que le cycliste avait eu un comportement inapproprié.

Les avocats des deux parties ont plaidé ce mardi à Verviers, si le père de la petite fille était présent, ce n'était pas le cas du cycliste. Le jugement sera prononcé le 13 septembre prochain.

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