Sa voiture saccagée, la police refuse de faire des prévèlements: "Ils m’ont dit qu’il aurait fallu qu’il y ait un meurtre pour ça"

Lors d’une tentative de vol de voiture, les suspects ont laissé des traces de sang mais la police n’avait pas les moyens d’enquêter.

Sa voiture saccagée, la police refuse de faire des prévèlements: "Ils m’ont dit qu’il aurait fallu qu’il y ait un meurtre pour ça"
©D.R.

Thierry (prénom d’emprunt) ne décolère pas. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des individus ont tenté de voler sa voiture stationnée à proximité de son domicile, dans la commune de Zellik (Asse) mais sans réussite. Frustrés par cet échec, ils ont alors saccagé le véhicule, non sans laisser des traces de sang. Arrivée sur place, la police n’a toutefois pas pu procéder à des prélèvements de sang alors que cela aurait permis d’identifier rapidement les vandales.

" J'ai quitté mon domicile vers 6 h ce jeudi matin lorsque j'ai vu la portière de ma voiture ouverte. J'ai alors constaté que des personnes ont tenté de la voler, sans réussite", se remémore-t-il. "Ils n'y sont pas parvenus et ont alors saccagé ma voiture. J'ai retrouvé les vitres explosées, des griffes partout sur la carrosserie, des traces de sang sur le bouton start et stop, ils ont démonté l'habitacle, ont volé des objets de valeur, crevé les pneus."

Une patrouille de police est venue sur place pour constater les dégâts et dresser un procès-verbal. Thierry leur a demandé s'il était possible de procéder à des prélèvements sanguins suite aux traces présentes en différents endroits du véhicule, mais cela n'a pas été possible. "Ils m'ont répondu que cela n'est pas possible pour les dégradations de véhicule et qu'il aurait fallu qu'il y ait un meurtre ou une tentative de meurtre pour qu'il y ait des prélèvements et identifier les suspects", explique-t-il. " Je trouve cela intolérable. Il aurait suffi de prélever un échantillon, de l'envoyer au laboratoire et j'aurais eu le résultat endéans les 24 heures afin de ne pas porter plainte en l'air. J'ai donc porté plainte contre X mais cela ne sert à rien d'autant qu'il n'y a pas de caméra dans la rue et que le voisinage n'a rien vu ni entendu. L'assurance va intervenir mais je regrette l'inaction de la police."

Nous avons contacté le chefs de corps de la zone de police Nord pour comprendre ce que prévoit la législation. Il s'avère que les policiers sont habilités à procéder à des prélèvements sanguins, mais les moyens financiers ne le permettent pas toujours. " Dans pareil cas de figure, la procédure prévoit qu'il faut faire venir le labo et récolter les traces, à l'instar de ce qui se fait lors d'un cambriolage. Il faut considérer le véhicule comme un objet du délit et il est évident que les policiers auraient dû procéder à l'analyse des taches de sang, d'autant que les policiers sont formés pour ce genre de mission. Maintenant, cela dépend de l'arrondissement et des moyens mis à disposition car les frais de labos et de déplacement sont importants ", conclut Olivier Slosse.

Nous avons contacté la zone de police de Zellik pour recueillir une réaction, en vain.

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