Les polices locales menacées par l’indexation: “Il est urgent de revoir la dotation si on veut maintenir les missions de la police locale”

Ce n’est pas Eddy Quaino qui va contester l’indexation salariale dont peuvent bénéficier les policiers . “Je m’en réjouis évidemment mais elle a des conséquences colossales sur les caisses des zones de police” ajoute aussitôt le permanent CGSP.

Les polices locales menacées par l’indexation: “Il est urgent de revoir la dotation si on veut maintenir les missions de la police locale”
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Raison pour laquelle le syndicaliste tire la sonnette d’alarme et appelle la ministre Annelies Verlinden a revoir au plus vite la dotation accordée aux zones de police locale. “Il en va du maintien des missions de la police locale. Si des fonds supplémentaires ne sont pas accordées aux zones de police, il va falloir faire des choix sur le terrain avec pour conséquence, et c’est déjà le cas dans plusieurs zones, qu’une suppression du travail de prévention se révèle inévitable. On va se dirigier alors vers une police uniquement répressive et non plus préventive. Nous ne voulons pas de cette police et nous ocmptons bien le faire savoir au gouvernement” avertit Eddy Quaino.

Début juin, la zone de police Hesbaye dénonçait déjà une situation budgétaire catastrophique entraînant des difficultées directes sur le terrain où certaines nuits, on ne retrouve que deux policiers à patrouiller pour toute une zone. “Notre appel au secours est resté sans réponse. Nous n’avons eu aucun retour de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden. C’est vraiment dommage. A la rentrée, nous allons devoir préparer le budget 2023 et nous ne savons pas comment nous allons nous en sortir”, nous confie le bourgmestre de Waremme et président de la zone de police Hesbaye, Jacques Chabot.

“Cela va être catastrophique pour 2023. C’est un problème qui concerne toutes les zones de police. On va devoir limiter les prestations, la présence policière, etc. La sécurité de nos policiers est également impactée par ce manque de moyens. C’est toute la machine judiciaire qui est ainsi touchée”, déplore le chef de corps André Jamers.

Mais à part un accusé de réception du cabinet du ministre Van Quickenborne où on promet de “faire son possible”, personne ne semble sensible à cette situation qui risque de rapidement devenir explosive.

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