Procès des attentats à Bruxelles: la chambre des mises en accusation de Bruxelles libère Smail Farisi

Le logeur de la rue des Casernes - d’où est parti le kamikaze qui s’est fait exploser dans le métro - comparaîtra libre devant les assises.

J.La
Procès des attentats à Bruxelles: la chambre des mises en accusation de Bruxelles libère Smail Farisi
©BELGA

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a accédé mercredi après-midi à la requête de mise en liberté de Smaïl Farisi, accusé dans le dossier des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.

Smaïl Farisi, pour qui ont plaidé ses avocats Mes Sébastien Courtoy et Jetsun Servé, doit quitter la prison mercredi. Me Courtoy avait notamment fait valoir que son client, poursuivi dans le dossier des attentats de Paris du 13 novembre 2015, avait été acquitté en juin, pour ces faits, par le tribunal correctionnel de Bruxelles.

Smaïl Farisi était le locataire de l’appartement de la rue des Casernes à Etterbeek d’où est parti le kamikaze qui s’est fait exploser dans le métro à Maelbeek le 22 mars 2016. Il avait mis, à partir de septembre 2015, cet appartement à disposition d’Ibrahim El Bakraoui, un des terroristes morts le 22 mars. Les deux hommes se connaissaient depuis l’école secondaire.

Smaïl Farisi a toujours nié avoir été au courant des noirs desseins d’Ibrahim El Bakraoui. Placé sous mandat d’arrêt le 11 avril 2016, il avait été libéré sous conditions le 1er février 2018.

En septembre 2021, la chambre des mises en accusation l’a renvoyé, avec 9 autres accusés, devant la cour d’assises pour sa participation présumée aux attentats du 22 mars 2016. Elle avait alors pris une ordonnance de prise de corps à son encontre, soit une mesure d’incarcération en vue de son procès. Le parquet fédéral n’avait alors pas jugé utile de la mettre à exécution.

Réincarcéré mercredi dernier

Il l’a fait la semaine dernière. Smaïl Farisi avait donc été réincarcéré mercredi dernier avant l’audience préliminaire du procès d’assises qui s’est tenue lundi 12 septembre. Sa défense avait immédiatement saisi la chambre des mises d’une requête de remise en liberté. Elle a obtenu gain de cause jeudi, ce qui peut être lu comme un camouflet pour le parquet fédéral.

M. Farisi comparaîtra donc libre devant la cour d’assises qui entamera effectivement le 10 octobre, pour une durée de six à neuf mois, le procès des attentats de Bruxelles.

Moins impliqué que son frère aîné, Ibrahim Farisi doit aussi être jugé devant les assises. Il avait notamment aidé son frère à nettoyer l’appartement de la rue des Casernes après les attentats du 22 mars. Il avait aussi été réincarcéré la semaine dernière. Ses avocats ont aussi déposé une requête de mise en liberté. Elle sera plaidée jeudi.

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