Procès des attentats à Bruxelles: la chambre d'accusation de Bruxelles libère également Ibrahim Farisi

Voici la décision de ce jeudi de la chambre des mises en accusation de Bruxelles.

Belga (avec la Rédaction)
Procès des attentats à Bruxelles: la chambre d'accusation de Bruxelles libère également Ibrahim Farisi
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La chambre des mises en accusation avait, mercredi, pris la même décision concernant le frère de celui-ci, Smail Farisi, lui aussi accusé dans le dossier des attentats. Le parquet fédéral avait décidé, la semaine passée, de faire exécuter les ordonnances de prise de corps pour Smail et Ibrahim Farisi, soit une mesure privative de liberté équivalente au mandat d'arrêt. Sa décision était justifiée par le fait qu'il était à craindre que les deux hommes, en liberté provisoire, tentent de s'enfuir pour échapper à leur procès. Lors d'une cour d'assises devant laquelle l'accusé comparaît libre, l'ordonnance de prise de corps est généralement exécutée par le représentant du ministère public après le verdict de culpabilité. En effet, si celui-ci est déclaré coupable des crimes qui lui étaient reprochés, le risque qu'il prenne la fuite avant le verdict sur la peine s'accroît. Mais l'ordonnance de prise de corps peut être exécutée à tout moment.

Smail Farisi a ainsi été arrêté le 7 septembre et Ibrahim s'est rendu de lui-même aux autorités le lendemain, 8 septembre. Dès le 12 septembre, leurs avocats ont déposé des requêtes de remise en liberté devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Celle-ci a suivi leur argumentation. Elle a ordonné mercredi la remise en liberté de Samil Farisi et jeudi celle d'Ibrahim Farisi.

Les deux frères comparaîtront donc libres au procès des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, qui débute le 10 octobre avec la sélection des jurés. Les débats commenceront ensuite le 13 octobre pour une durée de six à neuf mois, à raison de quatre journées d'audience par semaine. Les sept autres accusés comparaîtront, eux, détenus.

Smail Farisi avait loué son appartement de l'avenue des Casernes à Etterbeek au kamikaze Ibrahim El Bakraoui à l'automne 2015. Ce logement a servi de planque à ce dernier dans un premier temps, puis à son frère, le kamikaze Khalid El Bakraoui, et au candidat kamikaze Osama Krayem, dans un second temps. C'est de cet appartement que ces deux-là étaient partis le matin du 22 mars pour se rendre ensuite à la station de métro Pétillon. Khalid El Bakraoui avait pris la ligne 5 en direction du centre-ville. Il avait déclenché sa bombe une fois arrivé à l'arrêt Maelbeek. Osama Krayem, lui, avait renoncé à se faire exploser. Il était sorti du réseau de transports en commun et était retourné dans l'appartement d'Etterbeek où il a vidé ses explosifs dans la cuvette des toilettes. Après les attentats, Smail et Ibrahim Farisi avaient vidé et nettoyé de fond en comble le logement.

Smail Farisi est accusé d'avoir participé aux activités d'un groupe terroriste et d'être co-auteur d'assassinats et de tentatives d'assassinats commis dans un contexte terroriste. Quant à Ibrahim Farisi, il est accusé uniquement d'avoir participé aux activités d'un groupe terroriste. C'est le seul des accusés à ne pas devoir répondre des crimes perpétrés à l'aéroport de Zaventem et dans le métro bruxellois.

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