Procès des attentats à Bruxelles: la cour ordonne le démontage des boxes des accusés, nouveau camouflet pour le Parquet

La cour a tranché ce vendredi du sort des "cages", décriées par les défenses des accusés dans le cadre du procès des attentats à Bruxelles.

La Rédaction avec Belga

La présidente de la cour d'assises de Bruxelles a établi, vendredi après-midi, qu'il n'y avait pas lieu de prononcer l'irrecevabilité des poursuites concernant Ali El Haddad Asufi au procès des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Le conseil de ce dernier, Me Jonathan De Taye, avait plaidé l'irrecevabilité des poursuites sur base du principe de "non bis in idem", soit le fait de ne pas pouvoir être poursuivi pénalement pour de mêmes faits, rappelant que son client avait été jugé à Paris, en juin dernier, dans le dossier des attentats du 13 novembre 2015.

La présidente s'est ensuite intéressée aux boxes dans lesquels devaient se trouver les accusés tout au long du procès. Selon elle, il n'y a pas de nécessité particulière d'avoir des boxes séparés pour chaque accusé. La présidente évoque ainsi un box unique où pourraient être placés tous les accusés. La cour ordonne de démonter les boxes des accusés, pour le 10 octobre - date de la composition du jury populaire. Il s'agit d'un deuxième désaveu pour le Parquet cette semaine puisqu'en début de semaine, la cour a déjà décidé de libérer les frères Farisi.

La défense satisfaite

La défense a salué vendredi une "bonne décision" de la part de la présidente de la cour d'assises de Bruxelles. "Dommage qu'il ait fallu en arriver là", a déclaré Me Virginie Taelman, avocate de Bilal El Makhoukhi. "Les autorités sont alertées depuis deux ans au sujet de ces boxes vitrés individuels et ont pourtant foncé tête baissée pour les construire", a déclaré Me Taelman. "J'espère au moins qu'ils ont prévu une alternative."

"Il s'agit d'un message fort de la présidente de la cour", a estimé Me Stanislas Eskenazi, défense de Mohamed Abrini. "Elle a analysé chaque élément et estimé que les boxes actuels violent l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be