Procès des attentats à Bruxelles: Le Conseil de surveillance pénitentiaire a effectué un contrôle sur demande des accusés

Le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) a effectué un contrôle la semaine dernière à la prison de Haren à la demande de deux des accusés au procès des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.

This drawing by Jonathan De Cesare shows a specialist of the DVI - Disaster Victim Identification team giving his witness statement on the situation at Metrostation Maalbeek - Maelbeek at a session of the trial of the attacks of March 22, 2016, at the Brussels-Capital Assizes Court, Tuesday 10 January 2023 at the Justitia site in Haren, Brussels. On March 22 2016, 32 people were killed and 324 got injured in suicide bombings at Zaventem national airport and Maalbeek/ Maelbeek metro station, which were claimed by ISIL. 
BELGA PHOTO JONATHAN DE CESARE

Selon son président Marc Nève, les membres de l'organe qui surveille les prisons n'ont toutefois pas pu être présents lors des fouilles à nu avec génuflexion faisant polémique depuis le début des débats.

Le contrôle a eu lieu mercredi, en présence de deux membres du CCSP, le jour où Salah Abdeslam avait affirmé avoir été frappé au visage par un policier. L'accusé a porté plainte devant le parquet de Bruxelles mais une plainte a également été déposée à son encontre. Sans le nommer, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a déclaré ce week-end, dans le journal Le Soir, qu'un accusé aurait agressé un policier.

Le CCSP n'a toutefois pas pu assister aux fouilles à nu et n'a donc pas de vue sur ce qu'il s'y est passé mercredi matin. Des discussions ont eu lieu avec la police afin de pouvoir en être tout de même témoin. "Puisqu'elles sont réalisées en prison, nous estimons que cela fait partie de nos compétences", soutient Marc Nève, le président du Conseil.

Début décembre, et sans avoir alors fait de constatations sur place, le CCSP avait déjà qualifié le traitement des accusés détenus à ce procès de dégradant et de déraisonnable.

Le juge des référés du tribunal de première instance de Bruxelles s'était, dans la foulée, exprimé contre ces fouilles à nu systématiques et avait ordonné qu'elles soient motivées de manière individuelle. La police affirme, de son côté, qu'elles sont nécessaires pour garantir la sécurité.

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