Horreur: Pantoufle, adopté par René suite à un appel à la solidarité, égorgé par son nouveau maître dès la première nuit!

René se disait désespéré par la solitude. Un appel aux citoyens avait été lancé pour l’aider à adopter un nouveau compagnon. Un jeune couple, ému, avait parcouru 200 km pour lui offrir leur bichon maltais. René le tuera dès sa première nuit: il aboyait trop…

René, 71 ans, se disait dévasté par la solitude. Un couple a parcourur 200 km pour lui offrir Pantoufle, un adorable bchon maltais. René l'a égorgé...
René, 71 ans, se disait dévasté par la solitude. Un couple a parcouru 200 km pour lui offrir Pantoufle, un adorable bichon maltais. René l'a égorgé... ©Shutterstock/D.R.

Cela aurait dû être une belle histoire. De l’ordre de celles que les journaux aiment raconter dans la rubrique Bonnes Nouvelles. C’est au final un drame odieux, qui noircit les pages des faits divers. Une histoire improbable et dramatique, qui se déroule en trois temps.

Temps 1 : l’appel à l’aide de René, dévasté

Le quotidien Sudinfo, dans ses pages liégeoises, relaie le 18 janvier la détresse de René, 71 ans, pensionnaire d’une maison de repos à Wanze. L’homme est dévasté : son fidèle compagnon, Bouba, un bichon maltais est décédé après 10 ans passés auprès de son maître. La Meuse titre : René, 71 ans, cherche désespérément un petit chien: "Je n’ai plus de nouvelles de ma famille, ni de mes amis… j’aimerais en adopter un pour discuter avec". Nos confrères relatent son désarroi, et donnent écho à un appel que René avait lui-même publié sur Facebook: "Bonjour fb, je cherche désespérément un petit chien à adopter pour combler ma solitude. Pas un chiot vu mon âge, je préfère prendre un adulte. J’ai déjà regardé dans les refuges des environs…”, y partageait-il, le 12 janvier. Le quotidien local embraie: "L’homme est désespérément à la recherche d’une nouvelle compagnie, un petit chien afin d’occuper ses journées à Wanze. Il demande l’aide des citoyens !"

Temps 2 : la belle histoire

Nous sommes le 24 janvier, six jours plus tard. L’appel a porté ses fruits : René, qui a reçu plusieurs propositions d’adoption, reçoit la visite d’un couple de Colfontaine : Matthias et Anaïs ont parcouru 200 km pour venir voir René. Avec eux, Pantoufle: adorable bichon maltais de quatre ans. Sensibilisés par la détresse de René, Matthias et Anaïs ont tenu à faire ce beau geste pour lui. "Nous sommes tombés sur son témoignage qui nous a beaucoup touchés", expliquait Anaïs, toujours à nos confrères de La Meuse, qui relaie ce que le lecteur prendra alors pour un happy end. "Nous venons de nouveau d’avoir un enfant et on lui consacre beaucoup de temps. On veut que Pantoufle reçoive l’affection qu’il mérite, voilà la raison de notre geste", complétait Matthias.

René retrouve instantanément le sourire, "heureux, peut-être plus que jamais", conclut Sudinfo. Une photo pour immortaliser le joli moment, et voici Pantoufle auprès de son nouveau maître, qui "n’y croyait pas".

Temps 3 : l’horreur, dès la première nuit de Pantoufle

L’histoire aurait dû s’arrêter ici. Il n’en est rien. À peine Pantoufle adopté, René à commis l’irréparable en étouffant puis en égorgeant le bichon, qui allait avoir quatre ans ce samedi et qui passait donc sa première nuit auprès de son ultime maître…

C’est en appelant René pour avoir des nouvelles de l’acclimatation de leur ancien compagnon ce mardi matin qu’Anaïs et Matthias ont appris, de la voix du septuagénaire himself, l’horrible nouvelle. Motif du courroux de René: Pantoufle, forcément déstabilisé, aboyait. Et ça déplaisait à Monsieur. "Il a d’abord tenté de le pendre à l’aide de sa laisse pour qu’il s’arrête", relate le couple, désespéré, à Sudinfo, dans un troisième article sur le sujet. Bien sûr, Pantoufle s’est débattu. "Il a alors décidé de l’égorger vif avec un couteau pour le faire taire vers 23h. Il l’a laissé se vider de son sang et agoniser jusqu’au matin. Il l’a tué sans aucun scrupule."

La police, prévenue de l’accident par la direction de l’établissement est descendue sur les lieux pour y constater les faits.

L’animal, toujours vivant mais très mal en point lors d’une intervention pour tenter de le sauver, a dû être piqué. Le couple de Colfontaine a récupéré la dépouille de Pantoufle, qu’il a enterré dans son jardin. Désespéré et abasourdi par autant de violence gratuite et inexplicable.

Les refuges ulcérés: "Les ravages des placements via les réseaux sociaux"

Cette sombre histoire agite pas mal le secteur des refuges animaliers, qu’on sait déjà débordés par le nombre d’abandons. Le tout dans un contexte où la maltraitance animale fait plus de ravages que jamais. La SPA de La Louvière a par exemple réagi au funeste sort de Pantoufle: "Les refuges sont parfois critiqués car ils refusent un placement. Les adoptions doivent être réservées à des structures professionnelles. Ici, un média a donné toute légitimité à un psychopathe à qui des gens ont décidé de faire confiance. Ce permis est essentiel. Les responsables ici ce sont, une nouvelle fois, les placements (on refuse de parler d’adoption dans ce cas) via les réseaux sociaux", souligne l’institution.

Sébastien De Jonge abonde dans le même sens: "Placer un animal dans une famille, c’est un métier", clame le président de Sans Colliers, dégoûté par le meurtre de Pantoufle. "Malheureusement, le permis de détention d’un animal n’est pas d’application pour les dons entre particuliers. Mais dans ce cas-ci, ce n’est pas tellement le permis le problème. Un peu de bon sens aurait suffi pour éviter ce drame. Filer son chien de quatre ans à René, ce n’est pas une bonne nouvelle du tout. Il y a beaucoup de trucs pas nets dans cette affaire. Avec un refuge, René n’aurait jamais pu adopter ce chien", estime-t-il.

Prendre de bonnes résolutions, c’est aussi prendre plus soin de ses animaux: “Mieux le connaître est indispensable pour répondre à ses besoins”

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