Faits divers Environ 20 % des accidents graves sont dus à la somnolence au volant

Ce vendredi, des milliers de Belges prendront le volant pour effectuer de longs trajets et se rendre dans leur destination de vacances, souvent en montagne. C’est pourquoi l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) lance une campagne contre la somnolence au volant pour les conducteurs wallons.

Celle-ci est la cause de 20 à 30 % des accidents mortels sur les autoroutes. Conduire après une nuit blanche reviendrait à circuler avec un gramme d’alcool dans le sang, a rappelé mercredi l’Agence wallonne pour la sécurité routière, qui lance une campagne de sensibilisation durant tout le mois de février. Un conducteur ayant dormi 5 heures en moyenne par nuit pendant quelques jours consécutifs risque 6 fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8h en moyenne.

La campagne sera déclinée en affiches le long des routes et autoroutes, en spots radio, sur des affichettes et sur des sets de table dans les restaurants.

On y précise notamment que les accidents dus à la fatigue causent souvent des blessures graves ou mortelles, vu qu’ils se produisent généralement sur des voies rapides et que le conducteur ne freine pas pour éviter l’accident. Selon une étude réalisée par l’AWSR en 2015, plus d’un conducteur wallon sur 10 déclare se sentir somnolent au volant au moins une fois par mois. Alors qu’une courte sieste est la seule et unique solution pour lutter contre la somnolence au volant, environ 40 % des conducteurs wallons pensent encore qu’il ne s’agit pas d’un moyen efficace. Beaucoup d’entre eux sont convaincus de l’utilité de solutions qui sont pourtant inefficaces, comme refroidir l’habitacle (56 %), parler à un passager (42 %) ou encore augmenter le volume de la musique (27 %).

Le site internet et les folders de la campagne montrent comment détecter les signes de somnolence au volant. "Dès les premiers signes de fatigue, même sur de petits trajets, la seule vraie solution est de s’arrêter. Et lorsque les trajets sont plus longs, il faut absolument faire une pause toutes les deux heures", indique Bellinda Demattia, la porte-parole de l’ASWR. Elle ajoute que "prendre un café et faire une mini-sieste de 15 à 20 minutes, ce qui correspond au temps nécessaire pour que le café puisse faire son effet est le meilleur moyen de retrouver ses capacités."

J. C.