Faits divers Le Fast, équipe de la police belge, cherche encore 1 852 condamnés 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le Fast est cette équipe de la police fédérale composée d’enquêteurs qui traquent uniquement les condamnés en cavale. Les fugitifs déjà jugés donc, pas les suspects.

Dirigé par le commissaire Martin Van Steenbrugge, le Fast peut se vanter d’un nouveau bilan positif pour l’année 2018. Au total, ce sont pas moins de 345 fugitifs qui ont ainsi pu être coincés. Parmi eux, 98 se planquaient en Belgique, 44 ont directement été interpellés par le Fast et 54 avec la collaboration d’autres services de police.

À côté de ces arrestations belges, le Fast a également travaillé au-delà de nos frontières. Et, cette année encore, c’est la France qui arrive en tête des destinations préférées des fugitifs. Pas moins de 59 condamnés en cavale y ont été interpellés. En seconde position, on retrouve les Pays-Bas, avec 39 arrestations. " Arrive ensuite l’Allemagne avec 34 arrestations, l’Espagne avec 28 et la Roumanie, où l’on en a compté 18 ", précise le patron du Fast.

Et si l’équipe se félicite de toutes ces arrestations, le commissaire Van Steenbrugge précise toutefois qu’il reste encore 1 852 criminels à retrouver. Parmi eux, 30 % de Belges, 13 % de Néerlandais, 8 % de Roumains, 6 % de Marocains, 5 % d’Albanais, 4 % de Français et 3 % d’Algériens.

Outre les condamnés belges en fuite, le Fast recherche en effet aussi des criminels étrangers en cavale. Ainsi, " 70 % des arrestations que nous réalisons se font toutefois à l’étranger et 30 % chez nous ", ajoute le patron.

Parmi les fugitifs belges figure aussi une liste de 20 Most Wanted. Les prioritaires donc. L’an dernier, le Fast a mis la main sur plusieurs d’entre eux, dont, pour n’en citer que trois, les criminels Artur Nawrocki, Safet Rustemi et Hayk Terterian. Le premier est un grand trafiquant de drogue, condamné à 15 ans de prison. Le second devait purger 22 ans de prison pour traite d’êtres humains, trafic international de drogue et comme membre d’un groupe de criminalité organisée. Et le dernier, arrêté en Pologne, avait écopé de 15 ans de prison pour des faits de viol.