La police fédérale investit dans du matériel de pointe pour renforcer sa présence sur le réseau

BRUXELLES La police fédérale de la route est chargée de la surveillance et de la sécurité sur les autoroutes du pays. Un vaste territoire sur lequel veillent un millier de policiers. À leur tête, le commissaire Michaël Jonniaux. L’homme a des idées bien arrêtées sur les missions de ses hommes et sur les moyens à leur donner. “Nous allons travailler sur la visibilité dans les trois prochaines années. Aussi bien en termes de qualité que de quantité”, lance d’emblée le patron de la police de la route. Cela signifie un renforcement des opérations de contrôles pour renforcer le sentiment subjectif de se faire contrôler. La bonne vieille peur du gendarme. Pour cela, il faut des hommes et du matériel.

“Pour les effectifs, notre cadre est presque au complet mais il y a énormément de tâches dont nous devrions être déchargés. L’escorte de convois exceptionnels, les escortes des sommets européens, la signalisation des incidents sur le réseau.”

En ce qui concerne les équipements, la police de la route ne chôme pas non plus. “Nous sommes en train de renouveler notre parc de véhicules. Nous allons avoir 40 nouvelles motos, des Yamaha comme les anciennes. À partir du mois de juin, nous allons commencer à recevoir nos nouvelles voitures banalisées. Il y aura 31 BMW 325 et 9 BMW 123”, explique le commissaire .

“Il s’agira de voitures banalisées. Les BMW 325 serviront à faire des patrouilles et aux contrôles mobiles de la vitesse. Les autres remplaceront les vieilles Peugeot 406 et seront, normalement, comme leurs devancières, équipées du système Provida.”

Ce système est doté de caméras embarquées qui permettent aux policiers de montrer au contrevenant les infractions commises pendant qu’il était suivi en toute discrétion par la patrouille.

Le choix de la marque allemande peut paraître étonnant mais ce n’est pas la première fois que la police fédérale de la route cède aux sirènes germaniques.

Certaines unités (Liège, Luxembourg) ont en effet été dotées de BMW X5. Un choix qui avait été critiqué à l’époque mais qui “cet hiver s’est révélé particulièrement utile” . “Si nous avons choisi ces voitures, c’est parce qu’elles figurent parmi les plus vendues sur le marché belge et peuvent ainsi mieux se fondre dans la circulation.”

Une autre technique que la police de la route veut également mettre en avant, c’est la photogrammétrie. Cette technique permet de réaliser des constats d’accidents grâce à des prises de vue aériennes réalisées au moyen d’une camionnette dotée d’un mât télescopique. “Les résultats obtenus à Anvers sont probants et j’aimerais l’étendre aux zones les plus accidentogènes comme le Brabant flamand où se trouve le ring de Bruxelles. Cela permet de gagner énormément de temps dans les constatations et donc de dégager plus rapidement la chaussée.”

Ajoutez à cela l’arrivée prochaine des tests salivaires, peut-être un hélicoptère supplémentaire au service d’appui aérien uniquement destiné à la surveillance des routes et l’arsenal des policiers de la route sera véritablement impressionnant.



© La Dernière Heure 2010