Grégory, 37 ans, encourt trois ans de prison avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir commis des attentats à la pudeur sur deux fillettes âgées de 14 ans. "Je n’avais plus de vie intime avec mon épouse", a indiqué le prévenu. "J’étais dans un état pas possible."

Grégory a nié avoir entretenu des relations sexuelles complètes avec les deux victimes mais l’une d’elles s’est rendue chez un gynécologue à la demande du trentenaire et a évoqué le fait qu’elle aurait fait une fausse couche." On s’enlaçait, on s’embrassait. Elle venait chez moi. On s’est fait un gros bisou et j’ai mis fin à la relation. J’ai demandé qu’elle subisse des tests pour prouver qu’il ne s’était rien passé."

Grégory a échangé 1 772 messages avec une des jeunes filles et l’a appelée à trente et une reprises sur un mois. Certaines des scènes ont eu lieu lors d’un repas chez une des jeunes filles. L’homme s’est isolé avec elle dans un débarras. "C’était juste quelqu’un qui s’occupait de moi. Il n’était pas question de relations sexuelles."

Il allait également chercher les deux jeunes filles à l’école à l’insu de leurs familles. Il s’est fait tatouer le prénom d’une des jeunes filles sur le bras. Grégory offrait des bijoux à celles-ci.

Lors de l’enquête, il a volontairement remis un GSM aux enquêteurs en prétendant qu’il s’agissait du sien…

Pas de chance pour lui, alors qu’il était toujours devant les policiers, son téléphone s’est mis à sonner dans sa poche. Grégory avait tenté de donner le GSM de son épouse à la place du sien pour le faire analyser ! "C’était une conjonction de faits, j’avais un problème d’affection", a indiqué le prévenu.

Un centre spécialisé a estimé qu’un suivi psychologique était nécessaire. La défense a plaidé un sursis probatoire.