Son corps avait été découvert le lendemain matin. Elle avait été étranglée, frappée et poignardée. L'accusé était en aveu de la matérialité des faits, soutenant que la victime l'avait menacé avec un couteau avant qu'il ne s'en prenne à elle. Le jury a estimé qu'il découlait de nombreux éléments, tels que les aveux de l'accusé et ses confidences à son fils le soir du 3 septembre 2019, qu'il s'est bien rendu chez la victime, s'est disputé avec elle, l'a étranglée, poignardée et frappée avant de déplacer son corps dans le bac de douche, de l'asperger d'eau de javel et de faire couler l'eau.

Compte tenu de la gravité des blessures, notamment du nombre de coups de couteau, l'intention homicide est "évidente", selon les jurés.

Quant à la circonstance, plaidée par la défense, que l'accusé aurait été contraint à agir par une force irrésistible, engendrant alors un acquittement, le jury l'a balayée. "Il se trouvait, selon ses propres dires, à côté de la porte d'entrée, qui était entrouverte, et la main sur la poignée, lorsque la victime a, d'après lui, saisi le couteau. Il avait donc la possibilité de partir", a notamment argumenté le jury.

Ce dernier a également rejeté l'excuse de provocation plaidée par la défense, relevant que celle-ci ne peut être établie que si la réaction à une agression est immédiate, proportionnelle et telle que celle d'une personne raisonnable placée dans la même situation. Or, selon le propre récit de l'accusé, il a poignardé la victime alors qu'elle était allongée au sol et désarmée, a établi le jury.