Faits divers L’établissement pénitentiaire ne serait pas adapté au terroriste de Zaventem.

C’est un transfert qui s’est fait en toute discrétion cet été. Alors qu’une grande partie du personnel de la prison de Nivelles se trouvait en vacances, un détenu pas comme les autres a fait son arrivée dans cette enceinte carcérale du Brabant wallon connue pour abriter depuis plusieurs années Marc Dutroux.

Et c’est d’ailleurs dans la même aile, à deux ou trois portes près seulement, que l’autre détenu le plus tristement célèbre du pays vit désormais : Mohamed Abrini. Celui qui a avoué être l’homme au chapeau de l’attentat de Zaventem du 22 mars dernier, s’y trouve en régime dit extra.

Un régime très particulier qui nécessite de bloquer toute la prison dès le moindre mouvement du détenu en question. Le terroriste fait donc tourner Nivelles au ralenti depuis qu’il est arrivé. Il n’est pas le seul à bloquer ainsi tous les mouvements dès qu’il sort de sa cellule, Marc Dutroux le faisait déjà, mais cela commence à faire trop pour le personnel de cet établissement pénitentiaire.

Ainsi à chaque visite qu’il reçoit, Mohamed Abrini doit traverser toute la prison pour se rendre au parloir sans croiser aucun autre détenu. Dès lors, toutes les activités sont stoppées. Et cela prend parfois beaucoup de temps. Beaucoup trop pour le personnel de la prison qui se demande aussi ce que fait un détenu avec un tel profil à Nivelles.

Contrairement à la prison de Bruges par exemple, l’établissement nivellois ne dispose pas d’autant de sécurité. Certains y voient un risque d’évasion plus important que s’il avait été incarcéré dans une aile de haute sécurité.

Enfin, signalons qu’au niveau de son comportement, Mohamed Abrini se montre par contre très calme. Les agents n’auraient, comme ce fut le cas pour Salah Abdeslam à Bruges, strictement rien à lui reprocher, tant il se ferait discret.