Alexis, accusé dimanche d’un double viol dans son appartement à Ixelles, se défend: " Le juge m’a libéré sans m’avoir inculpé."

"La police m’a d’abord interrogé en tant que suspect. J’ai ensuite été amené chez le juge d’instruction, qui m’a interrogé près d’une heure sur les accusations de viol portées contre moi par deux jeunes filles. Je n’ai violé personne. Le juge ne m’a pas inculpé et ne m’a pas arrêté. Le juge m’a libéré sans inculpation."

En début de semaine, des informations ont fait état d’un double viol commis dimanche à Ixelles.

Deux jeunes filles ont affirmé avoir été violées lors d’un after, l’une et l’autre par le même individu, dans l’appartement de celui-ci. Le parquet a confirmé lundi qu’un suspect était interpellé et qu’il serait interrogé.

La suite, c’est le… suspect lui-même, Alexis, qui l’a livrée à La DH, en la présence, qu’il avait souhaitée, de son conseil, Me Samira Bouyid.

Dans le but "nécessaire" pour lui de "rétablir [sa] réputation et [son] honneur". "Ces informations me causent un préjudice énorme. Beaucoup de monde m’a reconnu. Or, il n’a pas été écrit que je clame avec force mon innocence, ni que j’ai été libéré après avoir donné ma version des faits aux enquêteurs et au magistrat instructeur, M. Leroux, et libéré sans inculpation."

Dimanche, Alexis, la trentaine, a accueilli chez lui "une vingtaine de personnes, garçons et filles," avec lesquelles il était de sortie depuis la veille, la sortie incluant la nuit du samedi au dimanche et la consommation "d’alcools de toutes sortes mais pas de drogues à [sa] connaissance".

Alexis : "Tout le monde était bien ivre. À un moment, certains sont devenus agressifs et j’ai voulu qu’ils s’en aillent. Ils refusaient, j’ai appelé moi-même la police pour mettre les gens dehors. Certains n’ont pas apprécié."

Toujours selon Alexis, ces personnes ont soufflé à deux des jeunes filles de m’accuser de viol. Elles ont accepté de m’accuser. "Donc, c’est moi qui appelais la police et c’est moi que des policiers ont emmené comme suspect. Des devoirs d’enquête sont toujours en cours à propos desquels je ne peux et ne veux rien dire. Le juge m’a libéré sans inculpation, je le répète. C’est très dur pour moi. C’est le pire qui puisse arriver : être accusé de viols qu’on n’a pas commis, et c’est encore plus insupportable avec les réseaux sociaux et quand tout votre entourage vous croit en prison."

Alexis a repris son travail. "Si le juge me convoque, je me présenterai bien évidemment avec mon avocate. J’ajoute ceci concernant la police. Quand l’inspectrice en charge m’a interrogé lundi à 4 h du matin, j’ai signalé que j’avais fait l’objet de violences de policiers, lors de la fouille, dans le local de fouille."

Alexis nous montre le bas de son dos.

À sa demande, son conseil, Me Bouyid, confirme qu’"au vu du contexte nébuleux le juge d’instruction n’a pas inculpé [son] client".