La décision du président du tribunal exclut l'examen des événements survenus avant le baptême, qui se sont déroulés à Louvain et ont, selon la famille de la victime, joué un rôle dans le décès de l'étudiant.

Le parquet entame cette procédure auprès de la cour d'appel d'Anvers et ce, pour tous les prévenus. La cour d'appel doit maintenant statuer si le tribunal de Hasselt est compétent pour l'ensemble des faits, dont la réunion préparatoire et les événements des 4 et 5 décembre 2018 à Louvain. Il s'agit spécifiquement des faits commis depuis le réveil des bleus à Louvain jusqu'au départ vers le chalet à Vorselaar. Le ministère public a déjà fait savoir qu'il considérait le tribunal correctionnel de Hasselt compétent pour se prononcer sur l'ensemble des faits.

Les avocats de la famille de Sanda Dia ont fait appel de la décision du président du tribunal le 29 avril. Ils craignent que les 18 membres du cercle étudiant Reuzegom ou, du moins, certains d'entre eux ne soient pas punis et/ou puissent échapper à la responsabilité de la mort de Sanda ainsi qu'aux autres préventions.

La date à laquelle se prononcera la cour d'appel d'Anvers n'est pas encore connue. Le procès à Hasselt est pour le moment reporté.

Le 5 décembre 2018, le cercle Reuzegom avait organisé une épreuve de baptême à laquelle ont pris part Sanda Dia, un étudiant de la KULeuven âgé de 20 ans, et deux autres bleus. L'activité avait débuté à Louvain et s'était poursuivie dans un chalet à Vorselaar où la victime avait dû rester plusieurs heures dans un puits glacé. L'état de santé du jeune homme s'était nettement dégradé après avoir ingurgité de l'alcool et de l'huile de poisson. La victime, originaire d'Edegem (province d'Anvers), était décédée deux jours plus tard à l'hôpital.