Faits divers

La chambre des mises en accusation de Gand se prononcera mardi matin sur le maintien en détention préventive de Bernard Wesphael, inculpé pour l'assassinat de sa femme Véronique Pirotton à Ostende le 31 octobre dernier. La défense du Liégeois plaidera une nouvelle fois la libération de celui-ci, au nom de son immunité parlementaire.

La chambre du conseil de Bruges avait confirmé il y a deux semaines le mandat d'arrêt contre le député wallon. Les avocats de Bernard Wesphael avaient ensuite fait appel de cette décision, plaidant que leur client bénéficiait de l'immunité parlementaire et qu'eux-mêmes n'étaient pas encore en possession des résultats du rapport d'autopsie et des analyses toxicologiques. La chambre des mises en accusation de Gand se penchera donc sur le cas de Bernard Wesphael mardi. Si elle confirme la décision de la chambre du conseil, le député sera maintenu en détention préventive durant encore au moins deux semaines.

L'étude du dossier de Bernard Wesphael est prévue à 10h mardi mais pourrait être retardée car neuf autres affaires doivent d'abord être traitées. La presse n'aura accès qu'au rez-de-chaussée du bâtiment afin d'éviter que des photos de Bernard Wesphael ne soient prises. La décision de la chambre des mises en accusation est attendue mardi après-midi.

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne demande aucune suspension

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé lundi après-midi, à l'occasion d'une séance à huis clos, de ne pas de suspendre la détention et les poursuites judiciaires à l'encontre du député liégeois Bernard Wesphael, inculpé de l'assassinat de son épouse. Le Parlement de la Fédération adopte de la sorte une position similaire à celle adoptée la semaine dernière par le Parlement wallon, où siège également M. Wesphael.

Réunis lundi après-midi en séance plénière extraordinaire, les députés francophones avaient à se prononcer sur le rapport approuvé à l'unanimité samedi par la commission des poursuites du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La discussion à huis clos et le vote à bulletin secret ont duré une demi-heure tout au plus. Les résultats du vote de lundi n'ont pas été communiqués, à l'inverse de celui intervenu la semaine dernière à Namur. Dans son rapport, la commission des poursuites du Parlement de la Fédération, sans préjuger de l'innocence ou de la culpabilité du député, a estimé ne pas devoir remettre en cause le principe de flagrant délit invoqué par la justice pour l'arrêter.

"Dans le cas d'espèce, les autorités judiciaires ont agi avec diligence, sérieux et sincérité en se prévalant d'un flagrant délit lors de l'arrestation et de l'ouverture des poursuites à l'encontre de M. Wesphael", note le rapport rendu public lundi après le vote. Celui-ci pointe aussi le fait qu'un citoyen ordinaire placé dans les mêmes circonstances aurait été traité "de la même manière" que M. Wesphael, lequel conserve, même détenu, son droit d'initiative parlementaire.

"Certes son travail est rendu plus difficile, mais il n'est pas totalement compromis pour autant, pas plus que n'est compromis le travail de notre assemblée dans son ensemble", souligne le texte. Bernard Wesphael est détenu à Bruges a la suite de son inculpation pour l'assassinat de sa femme, Véronique Pirotton, retrouvée morte dans un hôtel d'Ostende le 31 octobre dernier.

Il doit comparaître ce mardi devant la chambre des mises en accusation qui doit examiner la demande de prolongation de son mandat d'arrêt.

Me Mayence n'est pas surpris par la décision du Parlement 

La décision du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de ne pas de suspendre la détention et les poursuites judiciaires à l'encontre de Bernard Wesphael ne constitue "aucune surprise", a réagi lundi soir Me Jean-Philippe Mayence, avocat du député liégeois. Pour Me Philippe Moureau, avocat des parties civiles, cette décision est "sage", puisqu'il s'agit de "faire confiance à la justice". L'avocat précise cependant que ses clients souhaitent surtout "obtenir des explications sur la manière dont les choses se sont passées", et que ce "combat extra-judiciaire" les éloigne du sujet.

L'avocat de Bernard Wesphael s'est surtout concentré ces six derniers jours "sur la comparution de mardi devant la chambre des mises en accusation de Gand", précise-t-il.

La chambre des mises en accusation de Gand doit se prononcer mardi sur le maintien en détention préventive de Bernard Wesphael, inculpé pour l'assassinat de sa femme Véronique Pirotton à Ostende le 31 octobre dernier.