Le promoteur immobilier liégeois écope d’une peine de prison ferme.

Alain Binet, un promoteur immobilier connu en région liégeoise, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles en 2016 à six mois de prison avec sursis (plus quinze jours ferme), pour insultes à caractère raciste sur Facebook envers l’ancienne députée bruxelloise du CDH Mahinur Özdemir.

Il a décidé de faire appel. Mal lui en a pris.

La cour d’appel le condamne cette fois à dix mois de prison ferme. "Dans un élan purement sanguin, le prévenu n’a pas hésité à injurier publiquement la partie civile et à tenir des propos haineux à son égard et à l’égard de son fils, en raison de leur nationalité ou de leur origine, sans même se rendre compte qu’il aurait pu inciter l’un ou l’autre de ses lecteurs à se montrer violent à leur égard, faisant ainsi courir aux plaignants le danger qu’il leur souhaitait."

Le 25 novembre 2015, Alain Binet avait écrit sur sa page Facebook : "Mais qu’est-ce qu’elle fout encore dans notre pays, cette salope ?" Propos accompagné d’une photo de Mahinur Özdemir. Ces faits ont été qualifiés d’injure publique. Le même jour, il a également écrit sur la page Facebook d’une autre personne : "Comment cette salope qui fait vacciner son sale petit Turc de fils sur notre compte n’a pas encore été abattue ? "

Ces seconds propos ont été qualifiés d’incitation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de sa nationalité ou de ses origines.

Dans son arrêt, la cour d’appel a également tenu compte de la personnalité d’Alain Binet. En mai 2019, il a écopé de dix mois de prison pour avoir insulté une autre élue sur Facebook, Catherine Streel, ex-échevine de l’Urbanisme d’Awans. Il a également été condamné à six mois de prison pour détention d’armes. En avril dernier, l’homme a également été arrêté pour violence conjugale.