Le tribunal correctionnel de Bruxelles s'est déclaré, jeudi matin, incompétent pour juger les accusations de harcèlement formulées par le commissaire Pierre Vandersmissen à l'encontre de l'avocat Alexis Deswaef, ancien président de la Ligue des Droits Humaines (LDH). Concernant les accusations d'outrage, le tribunal a acquitté Alexis Deswaef, estimant qu'il a simplement exercé son droit à la liberté d'expression. Le commissaire de police Pierre Vandersmissen avait décidé, en juillet 2019, de faire citer l'avocat Alexis Deswaef directement devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Celui qui était le directeur du service des interventions de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles soutenait que, pendant une période infractionnelle de huit ans, entre 2008 et 2016, l'avocat, qui était alors président de la Ligue des Droits Humains (LDH) l'avait harcelé et outragé sur les réseaux sociaux.

La Ligue avait réagi en affirmant que son ancien président n'avait fait qu'exercer son droit à la libre expression, dans le cadre de sa fonction d'alors.

Le commissaire Vandersmissen avait tout d'abord déposé une plainte contre Alexis Deswaef auprès du parquet. Mais celui-ci l'a classée sans suite. Il avait alors introduit une citation directe devant le tribunal.

Peu avant, Alexis Deswaef avait, de son côté, déposé une plainte contre le commissaire, en raison du fait qu'il l'avait fait arrêter lors d'un rassemblement contre le racisme le 2 avril 2016 à Bruxelles.