S'il n'est pas possible de léguer sa fortune à son toutou, certains la confient à Veeweyde qui reçoit 2 millions € par an

BRUXELLES "Léguer sa fortune à son animal de compagnie n'est pas possible en Belgique. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis. En revanche, vous pouvez désigner un héritier avec la condition que ce dernier s'occupe de votre animal à votre décès. Mais les droits de succession sont plus élevés dans ce cas-ci. Pour les associations par contre, les droits de succession s'élèvent à 8,8 % contre 30 % pour les personnes physiques. C'est donc plus intéressant pour une association", commente le notaire Michel Cornelis.

Veeweyde reçoit ainsi 2 millions d'euros par an en moyenne provenant d'héritage légué à l'association. Attention, il ne s'agit pas ici des dons versés à l'association, beaucoup moins importants, mais bien des legs. "Sans ces legs, Veeweyde ne pourrait survivre. Nous ne recevons aucun subside, si ce n'est de la commune d'Anderlecht. Or, nos dépenses s'élèvent à 2.500.000 € par an en moyenne. 80 % de ces dépenses sont couvertes pas les legs. Chaque année, les legs que nous recevons s'élèvent en moyenne à 2 millions d'euros. Sans cet argent c'est sûr, nous ne pourrions survivre", conclut le président de la Société de protection des animaux, Roland Gillet.

Et Veeweyde n'est pas la seule association à bénéficier de tels héritages. La Ligue royale belge pour la protection des oiseaux reçoit des legs une fois par an en moyenne. "Les sommes ne sont évidemment pas aussi importantes que celles données aux associations de protection des animaux de compagnie. Mais par exemple, le dernier héritage dont nous avons bénéficié remonte à deux ans. Il s'agissait du fruit de la vente de la maison d'une dame sans héritiers directs. Le montant a alors été partagé entre plusieurs associations dont la nôtre", commente le responsable de la Ligue, Hugues Fanal.



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