-Le corps de la victime, originaire de Saint-Nicolas, a été découvert samedi dans un parc de Beveren, à proximité d'une ligne de chemin de fer à hauteur de la Lesseliersdreef. L'homme avait été violemment battu.

Trois mineurs, âgés de 16 à 17 ans, se sont rendus à la police dimanche matin et dans la nuit de dimanche à lundi. L'un a été placé par un juge de la jeunesse dans le centre fermé pour jeunes d'Everberg, tandis que les deux autres seront déférés mardi devant un juge de la jeunesse de Termonde. Le parquet de Flandre orientale n'a, jusqu'à présent, ni infirmé ni confirmé le mobile homophobe.

"Il est possible que cet homme de 42 ans, ouvertement homosexuel, ait été victime de personnes homophobes", selon Unia. "L'homophobie reste un problème très concret en Belgique. Les actes homophobes qui ont des conséquences mortelles restent généralement rares dans notre pays mais certaines personnes en meurent encore. Chacun se rappelle la manière dont Ihsane Jarfi a été tué en 2012." Le jeune homme de 32 ans avait disparu la nuit du 22 avril. Il avait été retrouvé mort le 1er mai 2012 dans la région de Tinlot. Ses quatre agresseurs avaient été reconnus coupables d'assassinat (pour trois d'entre eux) et meurtre (pour le dernier) avec la circonstance aggravante d'homophobie, ainsi que de traitements inhumains, dégradants et de détention arbitraire.

"La même année, le sexagénaire Jacques Kotnik avait été tué à coups de marteau dans un parc à Liège", rappelle le centre interfédéral.

En 2019, Unia a enregistré 17 cas de coups et blessures à caractère homophobe. En 2020, 12 déclarations ont été recensées pour ce type de faits, ainsi qu'un homicide. "Ces chiffres ne montrent qu'un pan restreint de la réalité puisque tous les cas ne nous parviennent pas ou ne sont rapportés à la police", conclut Unia.