L'homme placé en garde à vue est soupçonné d'avoir été en contact avec lui la veille des faits, ont indiqué la source judiciaire et une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Nice-Matin.

La source proche du dossier a toutefois appelé à la prudence quant à la nature de leurs échanges.

Selon une seconde source proche du dossier, l'homme a été interpellé à 21H50.

L'assaillant est entré jeudi à 08H29 dans la basilique, où il a égorgé une femme de 60 ans et le sacristain âgé de 55 ans. Une mère de famille brésilienne de 44 ans et résidant en France, touchée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant à proximité où elle s'était réfugiée.

Alertée par un témoin, une équipe de la police municipale est intervenue et a fait feu plusieurs fois sur l'assaillant qui "s'était avancé vers eux de manière menaçante en criant +Allah Akbar+", a relaté le procureur antiterroriste Jean-François Ricard lors d'un point presse jeudi soir.

Grièvement blessé, il a été conduit à l'hôpital où il a été opéré. "Son pronostic vital reste actuellement engagé", a précisé M. Ricard jeudi soir.

Dans la basilique, les enquêteurs ont trouvé l'arme du crime, un couteau avec une lame de 17 cm, selon M. Ricard.

Un sac d'effets personnels, un coran et deux téléphones, ainsi que deux couteaux non utilisés ont également été découverts.

L'assaillant, inconnu des services de renseignements, a été identifié par un document de la Croix-Rouge italienne. Selon les premières investigations, il est arrivé en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, avant de débarquer sur le continent à Bari le 9 octobre.

L'enquête, ouverte par le parquet national antiterroriste notamment pour "assassinats et tentatives d'assassinat terroristes", est coordonnée par la Sous-direction antiterroriste (Sdat).