C'est l'annonce faite par le procureur du Roi de Namur ce lundi après-midi. Le suspect est un ancien candidat para. Il n'était ni armé ni muni d'explosif ! Il n'est (presque) pas connu des autorités judiciaires.

Lundi matin, un individu dont le visage était en partie cagoulé a foncé dans la grille de l'entrée de la caserne militaire des para-commandos de Flawinne (Namur) avec son véhicule personnel après avoir discuté quelques instant avec le corps de garde. Il a ensuite circulé dans le quartier et a pris la fuite dans un quartier résidentiel à pied.

Plusieurs coups de feu de sommation et d'application, douze au total, ont été tirés par les militaires afin de protéger la caserne. Après avoir circulé quelques secondes dans le domaine, l'assaillant a foncé dans un grillage et a abandonné sa voiture dans un champ avant de prendre la fuite vers un quartier résidentiel.

Un périmètre de sécurité a immédiatement été dressé pour boucler le quartier. Plusieurs véhicules d'équipe d'intervention spéciale et une camionnette du Service d'Enlèvement et de Destruction d'Engins Explosifs (SEDEE) se sont rendus sur place.

Selon la porte-parole de la police de Namur, 160 policiers dont une quarantaine de la zone de police de Namur ont été réquisitionnés. Après plusieurs heures de recherches, l'assaillant a finalement été interpellé à proximité d'une habitation. Il avait préalablement tenté de pénétrer dans d'autres maisons mais l'accès lui a à chaque fois été refusé. Peu après son interpellation, une détonation a été entendue. Selon le parquet, les services présents sur place ont fait sauter le coffre de son véhicule mais aucun objet suspect n'a été retrouvé dedans.

Arrêté sans résistance

Le procureur du Roi Vincent Macq a tenu une conférence de presse ce lundi après-midi. Il y a expliqué que l'homme interpellé avait été arrêté sans opposer de résistance. Il est né en 1983 et est originaire de Namur. Il n'a pas de gros antécédents judiciaires. "Il ne figurait pas sur les listes" liées au radicalisme a insisté le procureur. L'enquête devra déterminer s'il s'agit d'un "acte isolé ou organisé".

L'homme n'a apparemment encore rien dit aux enquêteurs. Il n'est pas blessé. La voiture de marque Ford avec laquelle il commit son attaque est la sienne selon les premiers éléments !

Une voiture aurait foncé dans les barrières de protection du site et plusieurs coups de feu ont été tirés. L'assaillant a agi seul et cagoulé. Il n'a pas réussi à s'introduire dans la caserne. Les militaires lui ont tiré dessus. Il a ensuite pris la fuite avant d'être interpellé. Un périmètre a été dressé bouclant le quartier, a constaté l'Agence Belga sur place. Il est interdit à quiconque de circuler dans le quartier de la caserne. De nombreux policiers armés sont présents sur place. Un hélicoptère survole les lieux.

On soupçonne la présence d'une bombe dans le véhicule de l'assaillant. Les démineurs basés à Oud-Heverlee ont quitté leur caserne avec deux véhicules (une voiture et une camionnette), en direction de Namur. Une détonation sourde, dont l'origine reste inconnue, a été entendue lundi vers 13h00 à proximité de la caserne militaire de Flawinne (Namur). On ignore encore son origine.

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La voiture, une Ford Escort, a été retrouvée à Belgrade, non loin de Flawinne. Le propriétaire du véhicule a déjà été identifié, ce qui ne signifie pas qu'il était derrière le volant. Selon nos infos, le propriétaire du véhicule est Namurois. Reste à savoir si la voiture en question a été volée dans la matinée ou pas.

De plus, l'école de police de Namur a été évacuée.

Le 2e bataillon commando de Flawinne participe actuellement à l'exercice "Trident Juncture" de l'Otan dans la région de Saragosse, en Espagne, jusqu'au 6 novembre prochain. Il est dès lors probable que seule une petite arrière-garde chargée de la surveillance des lieux soit présente.

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