Faits divers

Selon nos infos, deux perquisitions ont eu lieu lundi soir à Molenbeek dans le cadre de l'arrestation de l'auteur de l'attentat raté du Thalys.

Les policiers ont emporté plusieurs objets mais personne n'a été entendu dans cette affaire, hier soir.

Une perquisition a été effectuée lundi soir, à Molenbeek-Saint-Jean, chez la sœur d'Ayoub El Khazzani, le suspect de la tentative d'attentat dans un train Thalys vendredi dernier. Les enquêteurs se sont également rendus chez un ami de l'homme, indique mardi le parquet fédéral, confirmant notre information.

Le but de ces perquisitions était surtout de collecter davantage d'informations sur les lieux où a potentiellement pu être hébergé Ayoub El Khazzani dans les semaines et jours avant de passer à l'acte.

"Deux perquisitions ont été menées hier soir, lundi 24 août 2015, dans le cadre du dossier anti-terrorisme du parquet fédéral relatif à l'attentat commis dans le train Thalys le vendredi 21 août", explique ainsi Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. "Ces deux perquisitions ont eu lieu à Molenbeek-Saint-Jean et s'inscrivent dans la recherche des lieux de séjour éventuels du suspect. Personne n'a été privé de liberté ou emmené pour interrogatoire. Quelques objets ont été emportés pour être examinés plus en détail. Dans l'intérêt de l'enquête, le parquet fédéral ne donnera pas plus d'informations en ce qui concerne cet aspect de l'affaire."


Une soeur très active sur les réseaux sociaux

Selon le journal flamand De Standaard, l'une de ses soeurs vit à Bruxelles depuis plusieurs années. Sur ce qui semble être sa page Facebook, révélée par le journal et consultée par l'AFP mardi matin, la jeune femme, qui se présente comme "Oum Badr", indique en effet résider en Belgique. Cette page n'avait toutefois pas été actualisée pendant plusieurs mois. Elle n'était plus accessible mardi après-midi.

La jeune femme s'est montrée particulièrement active sur Facebook au moment des attentats jihadistes contre le journal satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher de Paris en janvier, reproduisant des vidéos colportant des thèses négationnistes censées prouver qu'il s'agit d'un "fake" (une invention) et une affiche indiquant : "Je ne suis pas Charlie qui insulte ma religion, mon Coran".

On y trouve des vidéos de cheikhs salafistes saoudiens en train de prêcher, mais également des mentions "j'aime" concernant des sites sur l'islam et des sujets plus légers comme l'amour, la perte de poids et les coiffures.

Selon De Standaard, aucune référence à des organisations jihadistes comme l'Etat islamique n'a été trouvée sur sa page.