Entamé il y a quatre mois, le procès entre dans une nouvelle phase, celle de l'interrogatoire sur le fond du dossier des 14 accusés présents (six autres, donc cinq présumés morts, sont jugés en leur absence).

Déclaré "guéri" par une contre-expertise médicale, Salah Abdeslam, qui n'avait plus assisté aux audiences depuis le 25 novembre, était présent dans le box mardi.

En revanche, un autre accusé, Osama Krayem qui a indiqué avoir "pris la décision de ne plus (s'exprimer) jusqu'à la fin des débats", a lui refusé de comparaître.

Le premier accusé à être interrogé est Mohamed Abrini, 37 ans, un ami d'enfance de Salah Abdeslam, jugé notamment pour avoir accompagné en région parisienne le commando djihadiste à la veille des attentats.

L'interrogatoire de Salah Abdeslam est prévu les 20 et 21 janvier.

Lors de cette première phase d'interrogatoires, les accusés ne doivent être interrogés que sur les faits allant jusqu'à l'été 2015.

Mohamed Abrini est accusé notamment de complicité de meurtres pour avoir participé à la location de voitures et d'appartements ayant servi au commando.

S'il reconnaît sa participation aux attentats, il avait souligné en novembre devant la cour n'en avoir été ni "le commanditaire ni le cerveau", et n'avoir "apporté aucune aide logistique ni financière".

Selon les enquêteurs, son rôle reste toutefois à éclaircir. On sait qu'à l'été 2015, il a rencontré en Syrie Abdelhamid Abaaoud et Najim Laachraoui, le chef opérationnel et l'artificier présumés du commando. Il a également effectué un mystérieux voyage en Angleterre en juillet 2015.