Entre 50 et 500 décès par an en Belgique, selon les estimations

BRUXELLES Il n'existe pas de statistiques précises sur le nombre de décès par mort subite de sportifs lors d'une activité physique. Cela étant, l'événement reste exceptionnel, puisqu'on peut considérer, selon certaines études, qu'il survient une fois par tranche de quatre millions d'heures de sport. Selon des projections livrées par dopage.be, cela revient à estimer qu'entre 50 et 500 personnes en décèdent, chaque année, dans notre pays.

Explication? D'abord, par mort subite, il faut entendre une défaillance cardiaque soudaine, en l'occurrence liée à un effort physique. Le sportif succombe dans l'instant, mais cela peut aussi se produire de manière différée (par exemple, plusieurs heures après un entraînement).

De fait, l'âge joue un rôle prépondérant, tant en ce qui concerne les causes de la mort subite que les moyens de la prévenir. Au-delà de 35 ans, le sportif est terrassé, dans quelque 80% des cas, par une thrombose; c'est-à-dire l'obstruction d'une artère qui irrigue le coeur. C'est la crise cardiaque.

Pour les plus jeunes, le tableau se présente différemment. Il est généralement question d'une malformation cardiaque congénitale, très difficile à déceler. On évoque aussi des troubles de la conduction nerveuse, qui engendrent des défaillances graves du rythme cardiaque.

Quant à la prévention, elle passe, chez les plus de 35 ans, par un test d'effort, accompagné d'un électrocardiogramme, afin de déceler d'éventuelles atteintes des coronaires. En dessous de cet âge, l'échographie cardiaque d'effort peut rendre de précieux services. Tout comme le fait d'être attentif à des signes parfois vagues - douleurs thoraciques, vertiges, malaises même brefs... -, mais qui peuvent déboucher sur un diagnostic vital.

© La Dernière Heure 2006