Sur Facebook, Iris Hofman a voulu pousser un cri de dégoût contre l'incivisme de certains hommes envers les femmes dans la rue. Elle commence son post par cette phrase: "Un short, un t-shirt ,un masque et un RAS-LE-BOL TOTAL !", pour délivrer son message d'indignation. 

© FACEBOOK
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Sur les deux clichés qu'elle a publiés, Iris pose la question suivante: "Observez-vous ou remarquez-vous quelque chose de particulier ? Ou autrement formulé : que voyez-vous sur ces deux photos banales ?". Ensuite, elle raconte les faits qui se déroulent à Saint-Josse: "Dans un laps de temps de deux fois cinq minutes, le temps de marcher de ma voiture à la salle de sport et de revenir, je me suis fait accoster deux fois", explique-t-elle.

"La première altercation se déroule à 19h. Il fait plein soleil et deux hommes sont en voiture. A travers leurs vitres, ils me lancent: 'Hé Chaton'." La Bruxelloise ne se débine pas. "Je ne réalise pas directement puis je fais quelques pas en arrière et je marche vers la voiture. Je leur demande quel est le problème et cherche à savoir s'il s'agit de mon short alors qu'il fait 34° dehors !" L'incident n'est pas allé plus loin. "J'ai obtenu des excuses et je les laisse passer en prenant sur moi."

Iris fait ensuite son sport dans sa salle puis ressort deux heures plus tard. Elle rejoint son véhicule pour rentrer chez elle. Une nouvelle fois, la jeune femme se prend de nouvelles remarques. "Cette fois-ci, deux hommes bloquent la rue à 21h06. Ils me lancent, tout en me reluquant d'une manière vicieuse: 'Hé mademoiselle, ils sont beaux tes tatouages et tu as un beau petit short!'"

Pour Iris, c'est le ras-le-bol total. "J’ai le droit de porter un short ! De quel droit te permets-tu de me donner un commentaire là dessus?" La réponse des deux hommes la laisse sans voix:"Mais tu aimes quand je te regarde comme ça non?". Et tout cela avec "un large sourire malsain", ajoute-t-elle. Une nouvelle fois, Iris ne se laisse pas faire face à cette agression verbale. "Je lui ai répondu qu'il était un gros dégueulasse et que s'il continuait, je porterais plainte à la police, car elle était située juste plus haut de la rue. Puis, je continue ma route tout en jetant un oeil pour ne pas leur tourner le dos trop rapidement."

L'histoire aurait pu s'arrêter-là mais non. "L'homme me regarde à nouveau avec son regard vicieux et son sourire malsain. Il me dit de faire bien attention à moi. Finalement, je n'ai pas baissé les yeux." Après coup, la Tennedooise rentre à son domicile. "J'étais en larmes", avoue-t-elle. "Je me suis sentie salie. Salie par leur regard et surtout frustrée de devoir faire face à ce genre de situation. Ces deux lâches ont évidemment rapidement pris la fuite. Mais mon RAS-LE-BOL est total", ajoute-t-elle attristée.

Iris ne compte pas porter plainte car selon elle, "ça ne sert à rien"