Faits divers Sur le site d’une agence immobilière, l’habitation où Geneviève Lhermitte a tué ses enfants.

"Dans le centre de Nivelles, splendide maison bourgeoise ayant subi une rénovation complète tout en gardant son authenticité (parquet massif, cheminées en marbre…). Situation exceptionnelle avec parking privatif et toute proche des facilités à pied."

L’annonce qui se trouve sur le site Internet de l’agence immobilière Be Home indique aux acheteurs potentiels qu’ils peuvent faire une offre à partir de 400 000 €. Une baisse de prix : cette maison était en vente autour de 435 000 euros en juillet dernier. Se bousculeront-ils pour autant pour acheter cette maison de l’avenue Général Jacques, décrite comme un "bien unique à visiter" ?

Elle est en tout cas inoccupée depuis plus de dix ans, et pour cause. Il s’agit de l’immeuble que certains ont décrit comme la maison de l’horreur, où Geneviève Lhermitte a tué ses cinq enfants le 28 février 2007.

L’extérieur n’a pas été modifié et, depuis quelques jours, un panneau de l’agence immobilière signale que l’habitation est à nouveau à vendre. Contactés par nos soins hier après-midi, les responsables de cette agence nivelloise n’ont pas souhaité réagir.

Le propriétaire actuel, qui a acheté la maison en 2012 lors d’une vente publique avant d’y réaliser pas mal de travaux intérieurs, a accepté de répondre à nos questions. Dans un premier temps, il avait envisagé d’y créer plusieurs appartements. C’est qu’il y a quatre niveaux habitables, pour un total de 400 m2. Mais la Ville de Nivelles s’est opposée à cette transformation, invoquant un manque d’emplacement de parking.

Le propriétaire a changé l’escalier, placé un ascenseur, isolé depuis l’intérieur, refait les plafonnages et l’installation sanitaire, et tenté de la louer comme maison unifamiliale. En vain.

Et une première mise en vente, à l’automne 2017, n’a pas permis de trouver un amateur sérieux. "C’est un bel immeuble, bien situé, et on a fixé un prix en tenant compte de cela, précise-t-il. Tout le monde sait ce qui s’y est passé, cela ne sert à rien de ne pas le dire. Mais vous savez, quand on fouille dans le passé, toutes les maisons ont connu des malheurs. Ici, tout a été entièrement rénové." V. F.