Faits divers

Il viole la fillette de son ex , mais aussi sa voisine. Le procureur requiert 8 ans et une mise à dispo sition du gouvernement

BRUXELLES Écoeurant dossier qui a échoué devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Tony H., 44 ans, a fait preuve d'une perversité indescriptible. Faisant état d'une précédente condamnation en 1998 pour le viol de son fils, il s'explique : "Je n'avais rien fait. Je faisais la sieste. Je me suis réveillé, mon fils avait mon sexe dans sa bouche. C'est tout".

"Et quel âge avait votre fils ?" , a demandé la présidente Claire Degryse. "Il avait 4 ans" , a répondu Tony H.

Cette fois, le prévenu doit répondre de faits de viol et d'attentats à la pudeur sur la fillette de sa compagne et de faits de viol sur sa voisine. Pour compléter le tout, il est aussi accusé de détention d'images pédopornographiques.

Lors de son réquisitoire, le procureur a requis une peine de 8 années de prison et une mise à disposition du gouvernement. "Compte tenu de la gravité des faits, d'une précédente condamnation et d'une thérapie sans effet, il faut prendre toutes les mesures qui s'imposent pour éviter que le prévenu ne récidive " , a requis le procureur.

Des faits gravissimes, c'est une certitude. Surtout lorsque l'on sait que la fillette n'était qu'un bambin lors des premiers abus. Elle n'avait en effet que 18 mois.

C'est l'institutrice, notamment, qui a remarqué l'attitude étrange de la fillette. "Elle a remarqué que la fillette refusait d'accompagner le prévenu lorsque c'était lui qui venait la chercher à l'école , révèle le dossier. Tony H. était souriant et gentil mais la fillette semblait traumatisée. Elle a aussi confié qu'elle avait mal et qu'il la touchait..."

Tony H. répond aussi du viol de sa voisine. Selon le dossier accusateur, le prévenu a manipulé la victime, la faisant boire et fumer. Finalement, il est parvenu à ses fins en la violant dans la salle à manger.

Pour son dernier mot, le prévenu a déclaré : "Je suis bel et bien responsable pour la détention d'images pédopornographiques. Mais je n'ai jamais touché la petite. C'est une gamine que j'apprécie beaucoup et je suis anéanti que l'on puisse m'accuser de cela..." . Jugement dans un mois.



© La Dernière Heure 2006