Rentrée des classes, pluie, fin des congés : octobre s’annonce très embouteillé.

La plupart des automobilistes ayant pris la route ces deux dernières semaines l’ont probablement constaté : les embouteillages sont de retour. Et cela ne va pas s’arranger. Ce lundi, les étudiants du supérieur reprennent le chemin des bancs de l’école. Et les nombreux chantiers entamés depuis risquent fort d’avoir un effet négatif sur la fluidité du trafic : passage à trois bandes de la E42 entre Andenne et Daussoulx, viaduc de Custinne sur la E411, réalisation à Couvin du tronçon entre Frasnes et le Ry de Rome, etc. 

" Septembre n’est pas à cet égard le pire mois de l’année. Car certains Belges prennent leurs vacances à cette période. Tandis qu’en octobre, la plupart des Belges ne prennent pas de congés, donc se rendent au travail ", analyse Benoît Godart, porte-parole de l’institut Vias (ex-IBSR). " En plus, octobre est un mois pluvieux. Or, la pluie joue un rôle important et augmente la longueur des files. Il faut s’attendre à un mois difficile."

Pour échapper au trafic saturé, de nombreux automobilistes ont recours à des applications comme Waze ou Google Maps. L’institut Vias incite les usagers à la prudence quant à ces nouveaux outils . "En cas de gros accident, en à peine 10 min, les routes secondaires avoisinantes sont rapidement saturées. Je conseille donc aux usagers de rester sur l’autoroute et d’attendre que les bouchons se résorben t", reprend Benoît Godart. "Par ailleurs, il faut reconnaître que ces applications liées au trafic peuvent être efficaces. Le problème, c’est qu’elles détournent une grosse partie des automobilistes sur des voiries locales qui ne sont pas prévues pour accueillir un trafic si important. Certains bourgmestres l’ont bien compris. Ils rajoutent des dos d’âne, des sens uniques, des chicanes, pour dissuader les usagers. On peut voir cela notamment à Soignies, à la sortie de l’autoroute. Et à Overijse, le bourgmestre a interpellé le ministre de la Mobilité car de plus en plus de gens quittent la E411 pour gagner du temps."

Les six premiers mois de 2017 ont cependant été meilleurs que l’année dernière. Touring Mobilis a ainsi compté 696,4 heures d’embouteillages de plus de 100 kilomètres, soit 29 jours. C’est à peine une demi-journée de moins qu’en 2016, mais c’est surtout 3,7 jours de plus qu’en 2015.