Le Procureur du Roi de Bruxelles dément


BRUXELLES Le Procureur du Roi de Bruxelles, Bruno Bulthé, a démenti samedi à l'agence Belga l'instauration d'une politique de tolérance en raison d'une surcharge de travail en matière de poursuite des excès de vitesse.

Un courrier d'une zone de police stipule qui leur a été demandé de relever la limite des vitesses autorisées de 37 km/h. Le Procureur du Roi de Bruxelles a indiqué samedi que ce courrier n'émanait pas du parquet de Bruxelles. "Je n'ai pas donné ce type d'injonction. Il y a eu un problème de communication", a affirmé M. Bulthé.

"Les radars fixes fonctionnent normalement. Les cow-boys de la route ne sont pas le bienvenu à Bruxelles", a-t-il ajouté. Le Procureur du Roi de Bruxelles a confirmé que le tribunal de police était dépassé en raison du nombre de dossiers en attente. Ce retard est à attribuer au manque de juges au tribunal de police et non au parquet de Bruxelles, les affaires étant fixées dans un délai raisonnable, a précisé le Procureur. Deux places de juges au tribunal de police restent vacantes tandis que d'autres juges sont absents en raison de congés de maladie prolongés.

Le Procureur du Roi de Bruxelles rencontrera lundi la ministre de la Justice. Un projet de plan stratégique en matière de sécurité routière et de poursuite des infractions de roulage devrait être présenté par le parquet de Bruxelles pour le 24 mai prochain.

Le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet a confirmé qu'une réunion s'était tenue il y a une dizaine de jours où il avait été question de relever de 37 km/h les vitesses autorisées. Outre les différentes zones de police, un représentant du parquet de Bruxelles et du ministre Smet ont assisté à cette réunion. Avisé du contenu de cette réunion, le ministre, surpris, a pris contact avec le Procureur du Roi qui l'a rassuré en affirmant sa volonté de ne renoncer à aucune poursuite.

"Nous avions obtenu un accord de principe pour l'installation de caméras. J'étais dès lors surpris par une telle décision", a déclaré le ministre.
Une étude a été commandée par le ministre de la Mobilité auprès de l'IBSR pour déterminer les limitations de vitesses adéquates aux axes pénétrants de Bruxelles et dans les tunnels. Les résultats devraient être connus prochainement, a annoncé le ministre. Si les vitesses devaient être relevées, il faudra adapter les panneaux et ne pas se limiter à une tolérance théorique, a-t-il averti.