Rien qu’à Bruxelles, c’est le nombre de pièces à analyser reçues par la Computer crime unit, de la police en 2016. Du jamais vu…

Le contexte de menace terroriste accrue vécu en 2016 (et qui continue) en Belgique, a eu de lourdes conséquences tant sur les enquêteurs spécialisés en la matière que sur les membres de la RCCU de Bruxelles. L’unité régionale de la Computer crime unit n’a jamais eu autant de pièces à analyser que l’an dernier.

Au total, pas moins de 4.622 ordinateurs, tablettes, disques durs et GSM sont parvenus à ces policiers spécialisés dans la lutte contre la criminalité informatique.

Chaque fois que le contenu d’un smartphone ou d’un PC par exemple est à fouiller minutieusement, il est envoyé à la CCU pour analyses. "En 2016, nous en avons reçu une quantité très importante. 4.622 pièces dont 2.066 ordinateurs portables, disques durs et clés USB, et pas moins de 2.556 GSM et smartphones", nous dévoile le commissaire Olivier Bogaert (photo d'illustration).

Bien sûr ce nombre ne concerne pas uniquement des dossiers de terrorisme mais il est clair qu’il en comporte une majorité puisque la DR3, l’unité antiterroriste belge, est basée à Bruxelles. "Toutes ces pièces n’ont pas encore été analysées dans leur entièreté. On fonctionne selon des priorités", souligne encore le commissaire Olivier Bogaert. Et ce dernier, dont le rôle est également de faire de la prévention en matière de criminalité informatique et de phénomènes dangereux sur la Toile, d’attirer l’attention du public, toujours en ce contexte de menace terroriste élevée, sur l’importance de ne pas publier n’importe quelle alerte. "Les utilisateurs des réseaux sociaux ont tendance à octroyer une confiance par défaut aux autres abonnés à ces réseaux. Souvent, on valide ainsi des informations en les partageant. Mais parfois, cela peut avoir de lourdes conséquences. Partager qu’un incident a lieu à tel ou tel endroit sans y être peut se révéler dangereux car l’information est partois totalement erronée", regrette Olivier Bogaert.

Avant de partager une alerte lancée pat un utilisateur de Twitter, Facebook ou autre, mieux vaut donc vérifier l’information pour ne pas semer la panique inutilement. "Si on n’est pas sur place, il faut d’abord se renseigner sur un compte de la police ou via un site d’information", insiste le commissaire.

Certes, l’intérêt de la sécurité de tous prime, mais rien ne sert de s’emballer trop vite, comme on l’a encore vu ce week-end par exemple, rue Neuve à Bruxelles où une bagarre a été interprétée, à tort, comme une menace potentielle.