Toute la soirée de samedi, les policiers se sont montrés en ville

BRUXELLES La nuit de samedi à dimanche, des contrôles routiers ont été organisés aux quatre coins de la capitale. Comme ici, rue Stroobants, à Evere, où un barrage filtrant a permis le contrôle de dizaines d'automobilistes, des vérifications d'identité d'au moins autant de passagers et la fouille complète de nombreux véhicules.

Façon de montrer que la vigilance restera de mise en 2001.

Façon aussi d'accélérer la mise en place sur le terrain des nouvelles structures policières issues de la réforme des polices: rue Stroobants d'abord, place Dailly ensuite, Boulevard du Jardin Botanique à hauteur du Pachécoenfin: les barrages filtrants étaient tenus ensemble par les services de police et de gendarmerie d'Evere, Schaerbeek et Saint-Josse.

L'alcool au volant n'était pas l'unique priorité des fonctionnaires de police. Ces derniers recherchaient de la drogue, éventuellement des armes mais aussi les véhicules non-assurés, un phénomène dont on parle trop peu bien qu'il devienne pourtant une véritable plaie en Région bruxelloise.

Samedi, vers minuit, on nous assurait que les contrôles avaient porté sur plusieurs centaines d'automobilistes. Ils ne se termineraient pas avant 4 h du matin au plus tôt. Aucun bilan global n'était encore disponible.

De façon à ne laisser aucune chance aux automobilistes tentés de se soustraire, des dispositifs d'interception redoutables avaient été imaginés. C'est ainsi qu'au volant d'un véhicule banalisé, nous pensons avoir reconnu un ancien champion de rallye, célèbre pour avoir fait naguère les belles heures d'Alpine Renault, bref un ex-rallyman devenu un policier prêt à démontrer qu'il n'avait rien perdu de son talent.