La sécurité du Premier ministre, jugée trop légère, va être complètement revue…

L’attentat frites-mayo, comme on l’appelle désormais, a certes été pris avec humour par Charles Michel ce lundi mais il n’empêche que l’incident fait beaucoup moins rire l’entourage du Premier ministre qui y voit là, la preuve que la sécurité autour du chef du gouvernement est bien trop légère. Et celle-ci va être sérieusement revue, selon nos informations.

Charles Michel serait déjà sous protection rapprochée mais visiblement, cela ne suffit pas. Une surveillance particulière effective depuis quelques semaines seulement et ce, suite à de nouvelles menaces de mort arrivées chez le Premier ministre. Des menaces récentes, dont plusieurs se traduisent par des courriers contenant des douilles, accompagnés de textes assez explicites.

Toujours selon nos infos, Charles Michel n’est pas le seul à être visé par ces nouvelles menaces de mort. Son entourage familial direct est désormais également concerné. Raison pour laquelle le chef du gouvernement bénéficie depuis plusieurs jours déjà, de la présence d’agents de la Sûreté de l’Etat lors de ses déplacements officiels. Une protection à son domicile est également organisée. Son entourage familial direct est également sous surveillance.

Au Cercle de Wallonie où l’attentat frites-mayonnaise a eu lieu ce lundi, des agents de la Sûreté de l’Etat étaient d’ailleurs présents dans la salle, ainsi que des policiers en civile de la zone locale de Namur. Cela n’a pas empêché les jeunes filles à l’origine de l’incident de pénétrer facilement les lieux et d’approcher directement le Premier ministre. La réaction des services de sécurité s’est d’ailleurs fait attendre.

De quoi inquiéter l’entourage de Charles Michel qui, selon nos sources, a demandé à ce qu’une réunion urgente soit organisée afin de revoir le dispositif de sécurité autour du Premier ministre.

Une sécurité jugée donc beaucoup trop légère en comparaison avec d’autres chefs de gouvernement européens. À titre d’exemple, chez nos voisins français, des chiens pisteurs sont régulièrement envoyés sur les lieux de visite des chefs de gouvernement, histoire d’écarter les risques d’attentats.

Chez nous, par contre, on nous assure qu’au 16, rue de la Loi, on rentre presque comme dans un moulin. Mais cela va bientôt changer. Une première mesure sera d’ailleurs déjà d’application lors de prochaine conférence de presse organisée au bureau du Premier ministre. Désormais, chaque journaliste devra disposer d’une carte de presse à jour. D’autres mesures de sécurité devraient prochainement être prises afin d’assurer une protection plus renforcée du chef de gouvernement. “Ce n’est pas normal qu’en Belgique, le Premier ministre soit si peu surveillé”, nous dit-on dans l’entourage de Charles Michel.

La tradition veut en effet chez nous, de ne pas abuser des moyens de sécurité.

Sauf que le climat actuel incite l’entourage du Premier à revoir les choses. En effet, l’engagement des troupes belges en Irak, l’attentat du Musée juif et la contestation sociale violence de cet hiver, sont autant d’éléments pris en compte par l’équipe de Charles Michel qui, au lendemain de l’incident du Cercle de Wallonie, est bien déterminé à ne plus prendre de risques inutiles.

D’autant plus que les nouvelles menaces de mort visant le Premier et sa famille sont véritablement prises au sérieux.