Faits divers

Une interdiction de détenir des animaux durant 5 ans lui est également signifiée

Les images avaient suscité un véritable émoi du côté de Huy et sur les réseaux sociaux : le Hutois poursuivi pour avoir frappé à mort son chat, le 3 avril dernier, vient d'écoper de 75 heures de travail devant le tribunal correctionnel de Liège. Lequel lui interdit par la même occasion de détenir des animaux durant cinq ans. En cas de non-exécution de cette peine de travail, une peine d’emprisonnement principal de deux mois sera applicable.

Le jour des faits, Hicham J. avait porté plusieurs coups fatals à son chat à l'intérieur de son habitation. Il avait finalement sorti son animal et l'avait projeté sous une voiture garée à quelques mètres de chez lui, avec un violent coup de pied. Le tout sous les yeux médusés et effarés de passants et de voisins. Le chat n'avait malheureusement pas survécu à ses blessures.

Devant le tribunal, le prévenu avait présenté ses excuses et expliqué les conditions qui l'avaient conduit à porter ces coups à l’animal. Hicham J. ne prenait plus son traitement pour son trouble bipolaire, ce qui l’aurait mis dans un état second après une attaque de l’animal. Des justifications écartées par le juge. Lors des plaidoiries, l’avocat de Gaïa, Anthony Godfroid, avait d’ailleurs souligné qu’elles étaient en contradiction totale avec les premières déclarations du prévenu.

Des associations de défense des animaux, dont Gaïa et la Chaîne bleue mondiale, s'étaient portées parties civiles, estimant que c'était l’occasion pour la justice de faire de ce cas un exemple, compte tenu de la gravité des faits.

"La Cour a reconnu les faits, appuyés par deux témoins clés, se réjouit Michel Vandenbosch, président de Gaïa. Vu la gravité de l’acte et le degré de violence injustifiable, on est en droit de se demander si la peine imposée ne devrait pas être plus sévère mais nous estimons que l’interdiction d’avoir des contacts avec n’importe quel animal est le plus important dans cette affaire. Et ce, même si une interdiction à vie aurait été plus appropriée!"