"C'est un coup particulièrement important (porté à l'ELN) car l'une des figures les plus visibles de cette organisation terroriste est tombée", a déclaré le président dans un discours tenu dans le département du Choco, dans le nord-ouest du pays, où l'opération a eu lieu.

La mort d'Andres Vanegas, alias commandant Uriel, 41 ans, est le coup le plus dur porté à la dernière guérilla active en Colombie pendant le mandat du président Duque, au pouvoir depuis 2018.

Selon le chef de l'Etat, Uriel était responsable d'enlèvements, de meurtres et de recrutement de mineurs pour sa guérilla. Il est également accusé d'avoir été l'un des organisateurs de l'attentat à la voiture piégée perpétré en janvier 2019 contre une école de cadets à Bogota, qui avait fait 22 morts, en plus de l'assaillant.

Après cette attaque, le président Duque avait mis un terme aux pourparlers de paix entamés avec l'ELN par son prédécesseur, Juan Manuel Santos.

De son côté, le procureur général, Francisco Barbosa, a précisé que le décès du commandant Uriel était survenu lors d'une "confrontation" avec les forces de l'ordre dans la commune de la jungle de Novita, durant une opération militaire baptisée Odin.

La région de Choco, où opérait le commandant Uriel, est le théâtre d'un conflit territorial entre l'ELN et le Clan del Golfo, le plus grand gang de trafic de drogue du pays, issu de paramilitaires d'extrême droite démobilisés en 2006.

Dans cette région, au moins cinq personnes ont été tuées par des hommes armés dans le Nord de la Colombie ce week-end, ont annoncé dimanche les autorités, tandis que le parti de l'ex-guérilla des Farc a dénoncé l'"assassinat" de deux de ses anciens combattants.

De son côté, le parti Farc a déploré sur Twitter le meurtre samedi de deux ex-guérilleros, portant à 236 le nombre total de ceux qui ont été "assassinés" après avoir déposé les armes depuis la signature des accords de paix entre les Farc et le gouvernement en 2016.

Ces deux personnes ont respectivement été tuées dans les départements de Cauca et de Caqueta. La région de Choco est également l'un des points de sortie stratégiques des exportations de cocaïne vers l'Amérique centrale et les États-Unis. C'est aussi un territoire d'extraction illégale d'or, dont les revenus, selon le parquet, dépassent ceux du trafic de drogue.