L’affaire est attrayante. Pour eux, il s’agit, à tort, d’argent facile à gagner avec lequel ils pourront s’acheter, par exemple, une nouvelle paire de Nike ou encore de la beu.

La loi est donc claire… "mais il y a des failles", nuance Magali Clavie. "Des mineurs arrivent à parier en ligne. Ils prennent la carte d’identité d’un majeur de la bande, voire celle de papa ou maman. On ne pourra jamais lutter à 100 % contre ça." A fortiori, les sites de jeux et paris illégaux sont encore plus attractifs que les opérateurs sous licence belge. "Ils ne vérifient pas l’âge, même pas besoin d’utiliser la carte d’un majeur."

De façon générale, l’idée est de rendre les jeux de hasard moins tentants pour les mineurs. "Et donc, au niveau de la publicité, il faut être attentif. Par exemple, pour protéger les mineurs, la réglementation interdit la pub avant 20 heures ou sur les maillots des jeunes joueurs de football. Mais quid des maillots portés par des majeurs, des stars, qui sont vus aussi par les mineurs lorsqu’ils voient un match de football à la télévision ou dans un stade ?" Cet éloignement des jeunes de cette fausse poule aux œufs d’or passe aussi par l’information et la sensibilisation : "OK, c’est sympa de jouer mais il y a des dangers. Il s’agit aussi de se méfier des influenceurs et des influenceuses sur YouTube, TikTok et qui travaillent pour des sites illégaux. Ils utilisent un langage de jeunes. Ils se filment en train de jouer, commentent en direct, et montrent ce qu’ils gagnent. Souvent, les gains sont surévalués."