La fausse alerte bien intentionnée a mis les policiers de la zone Bruxelles Midi en branle-bas de combat hier matin…

"Les intervenants n’ont fait que leur boulot. On est en niveau 3. Ce n’était pas malin de ma part de laisser ça là mais je ne m’en suis malheureusement rendu compte qu’aujourd’hui (!)" , témoigne le fleuriste qui tient boutique au Cora d’Anderlecht depuis une quinzaine d’années.

Prénommé David, l’intéressé, âgé de 38 ans, s’est fait interpeller sur son lieu de travail mardi matin par les policiers de la zone Bruxelles Midi venus en nombre suite à une alerte aux… masques à gaz/colis suspects !

Des militaires étaient au préalable tombés au cours de leur ronde sur une palette contenant sept caisses en bois de l’armée américaine dont l’une était entrouverte et contenait manifestement des dizaines de masques à gaz.

Dans la foulée, le fleuriste, qui n’était alors pas présent, a immédiatement été convoqué sur place et ramené, menottes aux poignets, jusqu’au commissariat pour une audition approfondie.

David a finalement été libéré au bout de deux bonnes heures, son domicile ayant entre-temps été fouillé avec son consentement. Après avoir dissipé tout malentendu, il a pu reprendre possession de sa marchandise.

"Ces quelque 200 masques à gaz faisaient partie d’un lot contenant 500 bouquets de fleurs séchées et 400 vases en verre que j’ai achetés à un fournisseur aux Pays-Bas. Trente euros la caisse : je me suis dit que c’était une bonne affaire, que j’arriverais au moins à revendre les caisses qui ont du cachet et sont en très bon état", explique le fleuriste.

"On m’a livré les palettes le 1er juin et j’ai complètement oublié de les ramener chez moi. Ça m’était sorti de la tête. Elles sont restées entreposées sur notre stand au niveau du parking du Cora jusqu’à hier. En tout cas, cela a été une expérience, une leçon ! Mais ça m’embête vraiment d’avoir fait perdre pour ça du temps à la police qui a déjà tellement à faire par les temps qui courent", conclut David.