L'administration pénitentiaire a dit, jeudi, regretter les fausses rumeurs au sujet de cas positifs ou suspects de contamination au Covid-19 à la prison de Saint-Gilles, car celles-ci ont un "impact négatif sur le climat à l'intérieur de la prison". 

Ce jeudi matin, un certain nombre d'agents pénitentiaires de cette prison étaient absents et, par manque d'effectifs, les détenus n'ont pu accéder au préau qu'une heure au lieu de deux. Une vingtaine de détenus, mécontents, ont refusé de rentrer. Egalement, les détenus ne peuvent pour l'instant avoir accès au téléphone qu'une fois par jour au lieu de deux. "L'absence de certains membres du personnel aujourd'hui à la prison de Saint-Gilles a contraint de limiter les sorties au préau à une heure au lieu de deux et de limiter l'accès au téléphone à une fois par jour au lieu de deux, ce qui rend plus difficile le régime carcéral pour les détenus", a déclaré jeudi Kathleen Van De Vijver, porte-parole de l'administration pénitentiaire, qui dit regretter les fausses rumeurs sur les cas de Covid-19 à la prison de Saint-Gilles.

"Une vingtaine de détenus a refusé de rentrer à l'intérieur après une heure de préau, refusant que cette sortie soit restreinte", a-t-elle relaté.

Plusieurs rumeurs ces derniers jours ont fait état d'un cas positif de Covid-19 à la prison de Saint-Gilles puis de quatre cas suspects qui ont fait l'objet de tests de dépistage. La porte-parole de l'administration pénitentiaire a démenti ces informations. "Quelques détenus sont en effet isolés à la prison de Saint-Gilles par prudence, car ils avaient de la fièvre. Mais ils ne doivent pas passer le test de dépistage du Covid-19 et donc ils ne sont pas en attente des résultats de tests", a-t-elle affirmé.