Faits divers Selon la RTBF, un tournoi de lutte féminine se tenait en Hongrie où était présent l'ex-préfet de l'Athénée de Jemelle

JEMELLE On le sait, les activités de l'ex-préfet de l'Athénée royal de Jemelle (Rochefort), Michel V., et de son épouse Béatrice G. inquiètent les autorités judiciaires dinantaises. Partisan d'une certaine libéralisation des moeurs, comme il l'affirme lui-même, le couple organise à domicile, dans un petit gymnase aménagé à l'étage de sa maison, des luttes féminines d'un genre particulier. Il n'est pas rare en effet que les lutteuses combattent le buste dénudé, sous le regard d'un public presque exclusivement masculin qui paie un droit d'entrée et peut participer à la compétition avec une fille, moyennant supplément.

Le couple a surtout défrayé la chronique pour avoir organisé, en février 2005, pareil tournoi dans le hall omnisports de l'athénée. Les scènes de lutte sont filmées par un producteur de cassettes vidéo allemand, lui aussi à la tête d'un club de lutte dans son pays et ami du couple.

Pour l'heure, l'ex-préfet et animateur de cabarets de philo ainsi que son épouse ne font l'objet d'aucune inculpation. Car l'organisation de tels combats dans le cadre d'une soirée privée et avec des personnes majeures consentantes n'est pas constitutive d'une infraction. Reste à savoir si ces personnes étaient effectivement majeures et consentantes. Deux pans sur lesquels se penche tout particulièrement le juge d'instruction dinantais. De même que sur l'aspect rémunération, qui pourrait conduire à une inculpation pour incitation à la débauche.

Samedi, la RTBF a livré de nouvelles révélations: le couple a participé en août dernier à une compétition dans un hôtel en Hongrie à Gerebi, au sud de Budapest, sur invitation d'un producteur autrichien. L'ex-préfet a accompagné quelques-unes de ses adhérentes, dont Véronique (20 ans) - ancienne élève de l'Athénée de Jemelle - qui dénonce les faits.

La compétition où une septantaine de spectateurs ont par ailleurs payé très cher leur droit d'entrée (1.500 voire 2.000 euros) aurait été émaillée de pratiques perverses (rapports sexuels non consentis et, pis encore, non protégés, une certaine violence: on s'arrachait les poils), laisse entendre la RTBF qui brandit le terrible spectre de l'incitation à la débauche et de la prostitution, via les dires de l'ancienne étudiante. Des vidéos érotiques ont été filmées par le producteur autrichien. Et l'ex-préfet aurait quant à lui perçu la moitié des gains de ses lutteuses... Autant de graves accusations que Michel V. dément formellement.

© La Dernière Heure 2006